Fraude / Médicament : L’Epitomax ou le nouveau Mediator

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Dans un contexte de remise en question de la pharmacovigilance, suite à l’affaire du Mediator, l’utilisation détournée de médicaments pour leurs vertus anorexigènes se poursuit. 

Association de topiramate avec du fluoxétine (substance présente dans le Prozac), ce médicament détient une autorisation de mise sur le marché (AMM) dans le cas de traitement contre l’épilepsie. Son effet coupe-faim n’a cependant pas échappé aux patients ni aux médecins, selon une enquête de France-Soir.

Lorsqu’il est prescrit à ce titre, l’Epitomax est cependant totalement hors AMM et ne détient donc pas l’aval des autorités sanitaires. Si les médecins bénéficient de la liberté de prescription, elle engage leur responsabilité personnelle et une utilisation détournée sans la mention « hors AMM »  constitue une fraude à l’assurance maladie.

Le médicament a bien reçu une extension d’AMM en 2004, mais pour soigner les maux de tête. Une situation qui met en évidence le manque de coupe-faim sur le marché face à une forte demande.  Malgré le drame national du Meditor et la réforme de la pharmacovigilance en cours, selon France-Soir l’Afssaps ignore encore l’utilisation détournée de l’Epitomax.