Etude : Les risques sociaux représentent un tiers de l’activité des assurances

Maladie, retraites, décès… En 2014, les risques sociaux représentaient le tiers de l’activité des organismes privés d’assurance (mutuelles, institutions de prévoyance et sociétés d’assurance), qui ont ainsi financé 6,6% des prestations sociales, selon une étude du ministère des Affaires sociales publiée jeudi.

En 2014, les assureurs « ont collecté 233 milliards d’euros de cotisations (…) et reversé 175 milliards de prestations » pour l’ensemble des domaines couverts par leur secteur (automobile, habitation, complémentaire santé, etc), précise la Direction de la recherche, des études, évaluations et statistiques (Drees), qui dépend du ministère.

Sur les 233 milliards collectés, « 67 milliards, soit 29% de l’activité, concernent les risques sociaux », un champ qui comprend les risques maladie, handicap, accident du travail, vieillesse, etc., en premier lieu couverts par les pouvoirs publics, les organismes d’assurance proposant « une protection de deuxième niveau ».

A ce titre, les assureurs ont reversé « 47 milliards de prestations », soit 27% de leurs versements totaux, et 6,6% de l’ensemble des prestations sociales, la Sécurité sociale ou encore les collectivités ayant versé en tout 662 milliards d’euros, souligne l’étude. Les frais de santé sont les plus couverts par les assureurs privés, la complémentaire santé représentant la moitié du marché des risques sociaux, avec 35,2 milliards d’euros collectés.

Un secteur dominé par les mutuelles (à hauteur de 53%), devant les sociétés d’assurance (30%) et les institutions de prévoyance (18%). Viennent ensuite les « produits de retraite supplémentaire, préretraite et indemnités de fin de carrière », des dispositifs s’ajoutant aux retraites de base ou complémentaires obligatoires, qui représentent 20% du marché, et relèvent essentiellement des société d’assurance.

Les garanties incapacité-indemnités journalières, qui permettent un maintien total ou partiel de la rémunération lors d’un arrêt de travail temporaire, en représentent 10%, comme les garanties décès, loin devant les garanties invalidité (4%) et dépendance (1%). Entre 2011 et 2014, les cotisations au titre des risques sociaux ont progressé en moyenne de 4,5% par an, contre 1,7% pour celles du marché de l’assurance dans son ensemble, celles perçues pour la couverture vieillesse, notamment, ayant été particulièrement dynamiques. Ce qui explique le poids accru des risques sociaux dans le marché de l’assurance, dont ils représentaient 27% en 2011.