Etats-Unis : La réforme de Wall Street devrait aider les assureurs selon Standard and Poor’s

Les assureurs devraient bénéficier de la réforme financière aux Etats-Unis, estime l’agence de notation Standard and Poor’s (SP) dans une note publiée jeudi, saluant la perspective d’une meilleure vérification des critères de prêts et de la création d’un Bureau fédéral de l’assurance.

SP ne prévoit pas un « impact immédiat sur les notes de la dette des assureurs et réassureurs » américains dans la foulée de la promulgation de la loi de réforme financière. Cette loi de 2.300 pages a été signée mercredi par le président américain Barack Obama, et vise à empêcher une nouvelle crise financière comme celle de l’automne 2008.

« Nous estimons que plusieurs aspects de la réforme pourraient aider les assureurs et réassureurs américains à maintenir leurs positions concurentielles sur le marché mondial », ajoute la note.

« L’ouverture d’un Bureau fédéral de l’assurance au sein du Trésor américain va créer un point central d’information pour le secteur », souligne notamment l’agence de notation. « Ce bureau va piloter tous les aspects du secteur de l’assurance », ajoute-t-elle. Il « représentera les Etats-Unis au sein de l’Association internationale des superviseurs de l’assurance et assistera à la négociation d’accords internationaux ».

SP remarque aussi que la nouvelle loi « va établir de nouvelles normes de prêts hypothécaires aux Etats-Unis et exigera que les prêteurs vérifient les informations données par les emprunteurs sur leurs revenus, leur historique de crédit et leur situation professionnelle ». « Les entreprises d’assurance de prêts hypothécaires, qui dépendaient de la validité des informations contenues sur les demandes (de prêts et d’assurance) des emprunteurs, devraient en retirer de meilleurs résultats opérationnels qu’au cours des trois dernières années », précise SP.

D’un point de vue plus négatif, les groupes d’assurance diversifiés avec plus de 50Mds de dollars d’actifs consolidés deviendraient sujets à une évaluation sur les grandes firmes financières, conclut l’agence.

New York, 22 juillet 2010 (AFP)