Etat des lieux sur la e-santé

L’enquête suit l’évolution de frais médicaux d’un réseau mondial de 287 assureurs dans 76 pays. Explorez les pratiques liées à l’usage de la santé à distance.

Nous définissons la téléconsultation comme un moyen de consultation par vidéo ou par téléphone avec un médecin agréé, y compris :

  • intervenant pivot du système des soins de santé pour les soins d’urgence ou accès aux soins médicaux ou aux services de santé comportementale
  • le diagnostic de problèmes de santé non urgents, allant des affections aiguës aux maladies chroniques complexes
  • les soins pédiatriques non urgents
  • la prescription de médicaments pour des problèmes de santé courants, lorsque cela est approprié et médicalement nécessaire
  • le traitement des affections médicales telles que de la fièvre, des éruptions cutanées, la douleur, etc.
  • la préparation d’une prochaine consultation

La pandémie a propulsé la téléconsultation sur le devant de la scène. Cette dernière s’est installée comme un moyen presque indispensable ces derniers mois. Pendant la pandémie, l’e-santé a permis aux salariés d’accéder à une gamme de services sans avoir à se rendre dans un établissement de soins. En outre, la santé à distance peut être utilisée comme un outil d’aiguillage ou de tri pour accélérer l’accès à des soins efficaces, réduisant ainsi le temps d’attente et le risque pour certains patients.

Prévalence

50% des assureurs dans le monde offrent la téléconsultation dans tous les régimes. Les assureurs européens sont les premiers prescripteurs : près de 3 assureurs sur 5 déclarent le faire. La téléconsultation est proposée par près de la moitié des assureurs (49 %) au Moyen-Orient et en Afrique, suivie par 46 % en Amérique latine. Alors que seulement 31 % des assureurs de la région Asie-Pacifique déclarent proposer de la santé à distance pour tous les régimes, 36 % d’entre eux l’offrent pour certains régimes.

Le graphique montre quelles régions offrent la télémédecine dans le cadre des plans actuels - description below

La plupart ont répondu oui, tous plans confondus (50 % au niveau mondial, 46 % en Amérique latine, 31 % en Asie-Pacifique, 59 % en Europe, 49 % au Moyen-Orient et en Afrique. 23 % de la région Europe ont répondu oui, uniquement pour certains plans/clients).

Prévalence des assureurs qui proposent la téléconsultation dans tous les régimes

Services couverts par la santé à distance

Les assureurs qui proposent l’e-santé sont les plus susceptibles de couvrir les services des médecins généralistes, ce constat s’applique à toutes les régions. 90% des assureurs dans le monde offrent ces services par le biais de la téléconsultation.

Les autres principaux domaines de soins couverts par la télésanté que cette enquête examine sont la prescription de médicaments/pharmacie, les services de médecins spécialisés et la santé mentale. Les résultats concernant la prescription de médicaments sont similaires à ceux des services de médecins généralistes, 90 % des assureurs en moyenne indiquent que ces services sont légalement disponibles dans le cadre de la santé à distance (lorsqu’ils offrent l’option de téléconsultation), un résultat largement cohérent dans toutes les régions. En ce qui concerne les services de consultation spécialisée et de santé mentale, il existe certaines différences en Asie-Pacifique, où les assureurs signalent une disponibilité moindre que dans les autres régions pour offrir ces services dans par le biais d’outils numériques. Seuls deux tiers des assureurs de la région Asie-Pacifique indiquent que les services de consultation spécialisée ou de santé mentale peuvent être légalement offerts dans cette région. Dans les autres régions du monde, 85 à 90 % des assureurs indiquent que ces services sont disponibles dans un cadre digital.

Croissance de l’utilisation de la téléconsultation

Perspective globale

Avant la COVID-19, 54 % des assureurs du monde entier ont déclaré que moins de 10 % des assurés utilisaient la télésanté pour les services de médecins généralistes. Près d’un tiers (31 %) ont indiqué qu’aucun n’utilisait la téléconsultation pour les services des médecins généralistes, alors que seulement 4 % des assureurs indiquent que c’est le cas aujourd’hui. À l’heure actuelle, 52 % des assureurs dans le monde indiquent que moins de 10 % des assurés utilisent la téléconsultation pour les services des médecins généralistes, tandis que 24 % déclarent que 10 à 19 % utilisent l’offre de consultation à distance pour ces services et 10 % des assureurs indiquent que 20 à 29 % des assurés accèdent aux services des médecins généralistes par ce biais.

D’ici à la fin 2021, 38 % des assureurs dans le monde prévoient que moins de 10 % des assurés auront accès aux services de médecins généralistes via des consultations en ligne, tandis qu’un quart d’entre eux s’attendent à ce que 10 à 19 % des assurés le fassent ; près d’un cinquième (18 %) des assureurs prévoient que 20 à 29 % des assurés pourront avoir accès aux services de médecins généralistes de cette manière.

Restrictions

Si la téléconsultation, sous une forme ou une autre, est disponible depuis des années dans de nombreux pays, elle n’est pas totalement légale dans tous les pays. Cependant la pandémie a contribué à accélérer l’adoption de ce système de santé à distance. Par exemple, au Brésil, où les assureurs et les hôpitaux avaient mis en place des dispositions depuis un certain temps, la télésanté a finalement été légalisée en avril. L’Afrique du Sud a elle adopté ses directives à la hâte cette année.

Mais même avec une adoption plus large de l’e-santé, certains pays ont mis en place des restrictions concernant les services qui peuvent légalement être fournis à distance. Ces restrictions concernent les services de premiers soins et de santé génésique, pour les médicaments sur ordonnance, ainsi que les consultations de spécialistes et les services de santé mentale.

La prescription de médicaments en pharmacie est le service le plus souvent soumis à des restrictions. Certains pays n’autorisent aucune prescription virtuelle, tandis que d’autres limitent la prescription de certains médicaments tels que les narcotiques. Parmi les pays qui imposent des restrictions aux pharmacies figurent le Brésil, les Pays-Bas, l’Espagne, la Suisse, l’Inde, l’Indonésie, le Japon, les Philippines et Taïwan.

En ce qui concerne les restrictions liées aux services premiers soins et de santé génésique, certains pays peuvent limiter ces services à des visites de suivi, comme c’est le cas au Japon. Certains pays limitent les consultations de spécialistes à certains domaines de spécialité. Enfin, en ce qui concerne les services de santé mentale, il peut y avoir des restrictions sur les affections qui peuvent être traitées à distance.

La situation législative en matière de téléconsultation évolue très rapidement. Par conséquent, il est important de se tenir informé de la législation en matière d’e-santé dans le monde entier. En parallèle, les employeurs devraient chercher des moyens de s’assurer qu’ils intègrent la prestation de santé à distance dans les programmes médicaux déjà existants et ne l’offrent pas comme un service faisant double emploi.

Contacts

Directrice du département santé et avantages sociaux, Gras Savoye
Willis Towers Watson

Director Benefits International

 

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