Epargne : Les femmes préfèrent la sécurité au rendement en assurance-vie

    Le baromètre 2013 Generali Terrafemina CSA montre que les femmes préfèrent économiser pour préparer leur retraite et préserver leur foyer plutôt que pour faire fructifier leurs avoirs.

    La crise n’épargne personne. Plus précisément, son impact sur le moral de la population est plus durement ressenti par le femmes que par les hommes : 97 % d’entre elles s’avouent atteintes par les difficultés actuelles de l’économie. Allant plus loin, Bernard Sananes, le président de l’institut CSA qui a réalisé le Baromètre 2013 sur les femmes et l’assurance pour Generali et Terrafemina, note qu’elles redoutent davantage un accident de santé pour elles ou leurs proches ou ce qui pourrait les empêcher de régler les dépenses courantes de leur foyer. D’où les craintes surtout pour l’évolution future de leur pouvoir d’achat, moindres en ce qui concerne le chômage (qui inquiète davantage les hommes), ou de perte de valeur de leur épargne.

    Dans une conjoncture aussi sombre, l’épargne est pourtant moins plébiscitée par les femmes que par les hommes : 76 % contre 66 %. Pas question cependant d’économiser à la légère puisque le matelas idéal représenterait jusqu’à deux mois de leurs revenus. Surtout, les femmes abordent l’épargne avec des projets bien plus précis que les hommes, et lui affectent une mission de prévoyance. Ainsi, quand 35 % de l’échantillon masculin déclare préparer sa retraite, le score monte à 40 % chez son pendant féminin. 35 % de femmes économisent “sans but précis” contre 25 % des hommes. D’où la faible préoccupation des femmes quant à la valorisation future de leur épargne : seulement 14 % d’entre elles s’y intéressent contre 19 % des hommes. Mieux 84 % d’entre elles opteraient pour un rendement minimum sans risque de perdre leurs encours contre 77 % des hommes.

    Ces chiffres n’impliquent nullement que les femmes souscrivent des produits d’épargne les yeux fermés. Au contraire, comme le pointe Marie-Louise Antoni, elles attachent davantage d’importance à l’accueil, à la proximité et au conseil. D’où leur appétence plutôt faible pour la vente de produits sur le web. Et si elles rejettent les produits qui leur sont spécifiquement dédiées, elles attachent une importance particulière en revanche pour les solutions de long terme. Dernier point jugé très encourageant par les assureurs : contrairement à une idée reçue, elles ne sont pas si dépensières puisque seulement 38 % d’entre elles rachètent leurs contrats d’assurance-vie. Contre 64 % des hommes !