Edito : Où sont les femmes ?

Où sont les femmes ? C’est en substance la question posée par une poignée de twittos et de personnalités à propos de notre sondage « qui est le plus influent du secteur de l’assurance ? ». En premier lieu, vous noterez l’utilisation du masculin dans l’intitulé de l’article amenant sur le vote en question. Un genre qui aurait pu laisser entrevoir, après une réflexion un tantinet plus approfondie, que la rédaction avait peut-être prévu de faire le pendant féminin du sondage, lequel aurait pu, soyons fous, être sobrement baptisé « qui est la plus influente du secteur ».

Il me semble dès lors que les prémices du procès en intention lancé contre News Assurances Pro sont malvenus. Il me semble par ailleurs que ceux qui se targuent d’être des influenceurs des réseaux sociaux devraient se garder de verser dans le bien-pensance qu’incarne le féminisme culpabilisant et trop rapidement relayé. Il me semble que ceux qui se disent des observateurs avertis de ces mêmes réseaux sociaux, quitte à reléguer sur un second plan leur fonction première au sein de l’entreprise qui les emploie, devraient faire preuve d’un peu plus de recul sur la publication de tweets aux tristes relents populistes. Est-ce pour trouver un peu de pouvoir symbolisé par la somme de RT quotidiens et qu’ils n’ont pas dans leur poste ? Je n’ai et ne veux pas la réponse.

En revanche à la question « comment un média spécialisé comme News Assurances Pro peut évincer les femmes influentes ? » qui nous a également été posée, j’ai un élément de réponse. En tant que média spécialisé, nous pouvons vous dire qu’aucune femme n’est à la tête d’une grande compagnie d’assurance, pas plus qu’à la tête d’une grande mutuelle, pas plus qu’à la tête d’une autorité de régulation, pas plus qu’à la tête d’un grand cabinet de courtage, pas plus qu’à la tête d’un organisme, d’une fédération ou d’un syndicat représentatifs de l’assurance. Ou, quand elles le sont, elles gardent une part de voix largement inférieure à leurs homologues masculins… La vraie question à poser serait plutôt : Comment un secteur aussi puissant que celui de l’assurance promeut si peu les femmes aux postes offrant le plus de responsabilités ?

Mais elle est autrement plus difficile à poser que de savoir pourquoi Twitter ou LinkedIn sont des outils utiles dans l’assurance.

Mais rassurez-vous, vous pourrez rapidement voter pour des femmes, et même mieux, uniquement pour des femmes.

A bien-penseur, salut.