Dépendance : Roselyne Bachelot minimise le report de la réforme

Dans un entretien accordé à Libération, Roselyne Bachelot insiste sur le fait que la réforme sur le financement de la dépendance est simplement « reportée ». Report que le groupe Macif déplore.

Alors qu’Axa Prevention dévoile ce matin les résultats d’une enquête où l’on apprend que 94% des français se sentent concernée par dépendance (voir notre article), la ministre des solidarités et de la cohésion sociale tente de minimiser le nouveau report de la réforme sur le financement de la perte d’autonomie.

La réforme sur le financement de la dépendance « n’est pas annulée, elle est reportée », explique Roselyne Bachelot dans Libération. « Cette réforme viendra » précise la ministre qui insiste sur le fait que « la crise financière mondiale que nous rencontrons nous empêche, pour le moment, de mettre en œuvre un financement massif pour les années à venir ». Et Roselyne Bachelot de préciser « qu’un nouveau point sera fait début 2012 », avant d’ajouter que « la politique en direction des personnes âgées ne s’arrête pas. Nous restons mobilisés, l’État continue à agir ».

Un report qui passe mal

Malgré les effort de la ministre des Solidarités et de la cohésion sociale pour rassurer l’opinion politique, le secteur réagit de manière négative depuis l’annonce de ce report (voir notre article sur le sujet).

Dans un communiqué publié aujourd’hui, le groupe Macif déplore ce nouvel ajournement. La mutuelle d’assurances « s’inquiète de voir enterrer une réforme indispensable pour la société de demain et pour laquelle elle s’est fortement engagé aux côtés des acteurs militants qui oeuvrent depuis des années ». Le groupe Macif considère qu’ « en repoussant ainsi le moment d’agir, le gouvernement a déçu les espoirs de tous les acteurs mobilisés sur le dossier et, surtout, de tous les Français en situation de perte d’autonomie et des 4 millions d’aidants familiaux qui attendent toujours des solutions ». Enfin, l’assureur se dit « profondément convaincu de l’utilité et de la nécessité sociale d’une telle réforme ».