Dépendance : La Mutualité Française défend un partenariat public-privé

Le 18 mars dernier, la FNMF (Fédération Nationale de la Mutualité Française) a convenu de défendre plusieurs orientations majeures dans le grand chantier sur la dépendance. Dans le débat sur la prise en charge de la perte d’autonomie, la Mutualité défend un vrai partenariat public-privé.

En fin de semaine dernière, la FNMF a adopté quatre grandes orientations concernant la dépendance. Quatre axes importants et affinés, qui seront notamment défendues par les représentants mutualistes dans les groupes de travail gouvernementaux qui planchent en ce moment sur le risque de perte d’autonomie.

Dans un premier temps, La Mutualité souhaite une prise en charge la plus universelle possible, « afin de garantir l’accès le plus large et le plus équitable possible à un mécanisme de protection » suivant les besoins et les moyens de chacun. La Fédération veut également mettre l’accent sur les « dimensions de prévention et d’accompagnement » qu’elle considère comme « fondamentales » sans rester bloqué sur le seul «  débat financier ».

Un partenariat avec l’État

La Mutualité Française rejette une prise en charge du risque dépendance «  fondée sur la substitution qui verrait la sphère privée assumer l’essentiel des mécanismes de prise en charge, en substitution immédiate ou progressive de la sphère publique ». La Fédération ne veut pas d’une prise en charge établie sur une base privée autour de laquelle les pouvoirs publics pourraient ensuite intervenir. La FNMF souhaite un véritable partenariat entre sphère publique et privée, afin d’établir une plus grande cohésion dans les interventions et la prévention du risque de perte d’autonomie.

Un financement équitable

Enfin, la FNMF veut « privilégier les solutions de financement respectueuses de l’équité, tant du point de vue intergénérationnel que du point de vue patrimonial ». En effet, « la Mutualité considère que la « solvabilisation » des individus face à ce risque ne peut se limiter à la seule composante assurantielle ». Ainsi, la FNMF désire une meilleure analyse du financement de la dépendance lors recours sur le patrimoine, privilégiant un apport financier « solidaire et équitable » en adéquation avec les ressources de chacun.