Crash vol AF 447 : Pierre-Henri Gourgeon, Directeur Général d’Air France fait le point sur la catastrophe et ses conséquences

    Pierre-Henri Gourgeon a rencontré ce jeudi 11 Juin les membres de l’AJPAE, Association des journalistes professionnels de l’aéronautique et de l’espace.

    Cette réunion, prévue de longue date, était consacrée à la situation actuelle du transport aérien et à ses perspectives.

    Dans son introduction, Pierre-Henri Gourgeon a tenu, devant la trentaine de médias présents, français et étrangers, à redire combien toute l’entreprise reste mobilisée après la tragédie du vol AF 447. Chacun se sent solidaire des familles et des proches des victimes, de l’équipage et des collègues disparus. Un mouvement de solidarité très fort s’est manifesté dans toute la compagnie.

    Le directeur général a rappelé aux journalistes que l’enquête serait longue et difficile, compte tenu du lieu de l’accident. L’examen des premiers résultats des recherches menées sur place pourrait livrer des indices sur les circonstances de la catastrophe. Des scénarios pourront alors être construits par les experts. Au-delà, on espère pouvoir récupérer les enregistreurs de vol. Les hypothèses échafaudées dans les médias par certains relèvent quant à elles de la pure spéculation.

    Le programme de changement des sondes anémométriques a pu être mis en œuvre par Air France le vendredi 29 mai, dès la réception de l’approvisionnement en pièces de rechange. Un problème de mesure de la vitesse ayant été constaté dans les derniers messages automatiques envoyés par l’avion, le remplacement des sondes a été accéléré.

    On ne peut cependant pas préjuger d’un lien entre les sondes et les causes de l’accident. Airbus et l’Agence européenne de sécurité aérienne maintiennent que les A330/A340 sont sûrs avec l’un ou l’autre des 3 types de sonde existants.

    Air France sera d’une totale transparence vis-à-vis des enquêteurs et, en accord avec eux, vis-à-vis du public et de ses passagers, a conclu le directeur général.