Crash vol AF 447 : Le Bureau d’Enquêtes et d’Analyses présente son premier rapport

    Le Bureau d’Enquêtes et d’Analyses (BEA), chargé de l’enquête technique sur l’accident de l’Airbus A330 d’Air France disparu le 1er juin entre Rio de Janeiro et Paris, présente jeudi son premier rapport alors que les boîtes noires de l’appareil n’ont toujours pas été retrouvées.

    Ce rapport sera “un recueil des premiers faits établis”, selon le BEA. Pour l’instant, les causes de l’accident qui a provoqué la mort de 228 personnes n’ont pas été encore déterminées.

    Deux jours après l’accident, le directeur du BEA Paul-Louis Arslanian avait prévenu que l’enquête serait “longue et difficile”.

    Depuis, le BEA a évoqué des “incohérences” des vitesses mesurées, affirmant toutefois que rien ne permettait encore de lier l’accident aux sondes Pitot, qui mesurent la vitesse en vol.

    Le Brésil a décidé le 27 juin d’arrêter les recherches des corps et débris du vol AF447, mais la France maintient d’importants moyens dans la zone.

    Paris se donne encore plusieurs jours pour tenter de retrouver les boîtes noires de l’avion, déterminantes pour expliquer les causes du crash. Les balises auxquelles sont reliées les deux enregistreurs de vol émettent au minimum 30 jours (soit au minimum jusqu’au 30 juin dans le cas de l’AF447), mais le BEA espère qu’elles ont pu fonctionner “plusieurs jours” après ce délai.

    Les opérations, menées avec l’aide de navires français et d’avions espagnols et américains, ont permis de repêcher dans les eaux de l’océan Atlantique 51 corps parmi les 228 victimes. Les dépouilles ont été prises en charge par les militaires brésiliens.

    Au total, plus de 600 pièces –corps et débris de l’appareil– ont été récupérées.

    L’issue des recherches françaises reste néanmoins très incertaine vu la profondeur (évaluée entre 3.000 et 5.000 mètres) et le relief de l’océan sur la zone de l’accident.

    AFP