Crash vol AF 447 : L’accident aérien le plus cher depuis 2001 ?

L’accident du vol AF 447 pourrait devenir un record en matière d’indemnisation. Alors qu’aucune évaluation officielle n’a encore été réalisée, ou tout au moins diffusée, plusieurs centaines de millions d’euros sont en jeu. De son côté, Air France s’engage à respecter les délais pour une avance sur indemnisation et les assureurs reconnaissent négocier à la hausse les indemnisations.

Comme nous l’écrivions hier, l’indemnisation des victimes devrait intervenir dans les prochains jours, sans débat sur les responsabilités de chacun. Contacté hier, Air France a répondu par le biais de son service de presse, se limitant à la stricte application de la loi.
« Air France va appliquer la réglementation internationale (pour le dédommagement des victimes, NDLR). Toutes les procédures pour déterminer les personnes ayant droit sont en cours. Air France appliquera la convention de Montréal ».

Cité par une dépêche de l’agence Bloomberg, Patrick de la Morinerie, directeur délégué de la branche aviation chez AXA Corporate Solutions, a indiqué que les assureurs d’Air France étaient prêts à négocier pour des indemnités supplémentaires à destination des familles des victimes.
En effet, l’estimation du préjudice se fera en fonction des revenus des disparus et de la perte de ceux-ci par les familles des victimes. Le montant communiqué de ces indemnisations serait de l’ordre de 17 000 euros en première avance, et 116 000 euros au minimum au total.

Avec AXA, AIG et Allianz sont les principaux assureurs impliqués. Stephan Riley, directeur exécutif de Global Aerospace Underwrtiting Managers Ltd, qui couvre 7,5% des dommages de l’avion, a révélé à l’agence Bloomberg que « l’indemnisation sera importante. Ce sera la plus grande indemnisation qu’ait connu le marché de l’assurance depuis fin 2001 » lorsqu’un avion d’American Airlines s’était écrasé dans le Queen’s de New York, faisant 265 morts et coûtant 600 millions de dollars (428 millions d’euros) aux assureurs. Stephan Riley estime que « la valeur assurée de l’avion d’Air France est aux alentours des 100 millions de dollars (72 millions d’euros) ».

De son côté, AIG a annoncé, par la voix d’une porte-parole, que la perte nette était plafonnée à 15 millions d’euros. L’assureur américain couvre 12,5% des risques du vol, toujours selon l’agence Bloomberg.
Il ne faut pas non plus oublier que les assurances d’Airbus, constructeur de l’avion, pourraient intervenir pour compléter l’indemnisation selon les responsabilités, même si pour le moment « il n’y a pas assez d’éléments » pour Justin Dubon, un porte parole du manufacturier européen cité par l’agence.

(Avec Agence Bloomberg)