Crash AF 447 : Reprise des recherches des boîtes noires

    Les recherches des boîtes noires de l’Airbus A330 d’Air France disparu le 1er juin entre Rio de Janeiro et Paris reprendront la semaine prochaine, a annoncé mercredi le Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA), chargé de l’enquête technique de l’accident, dans un communiqué.

    Les recherches acoustiques des balises des enregistreurs de vol avaient été terminées vendredi dernier, celles-ci ayant a priori cesser d’émettre.

    Démarre la semaine prochaine une “nouvelle phase de recherches sous-marines d’environ un mois avec des véhicules de plongée et un sonar remorqué”, a indiqué le BEA, sans donner de date plus précise. Ces recherches seront effectuées avec le navire de l’Institut français de la recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), le “Pourquoi Pas”, équipé de deux véhicules de plongée, le petit sous-marin Nautile et le robot Victor.

    L’équipe sur place chargée de l’enquête sera composée d’une dizaine de personnes, a précisé la porte-parole du BEA.

    Les enregistreurs de vol ou boîtes noires sont déterminants pour expliquer le crash, dont les causes restent pour l’instant inconnues. La tâche est complexe, étant donné la profondeur (évaluée entre 3.000 et 3.500 mètres) et le relief de l’Océan atlantique dans la zone de l’accident. Ces enregistreurs se trouvent à l’intérieur de boîtes métalliques de couleur orange très visibles et particulièrement solides, conçues pour résister à des chocs extrêmement violents, à des feux intenses et à de longues immersions en eau profonde.

    Ils sont au nombre de deux : le FDR (Flight Data Recorder, enregistreur des paramètres de vol) et le CVR (Cockpit Voice Recorder, enregistreur des voix et bruits en cockpit). Long de 48 cm, haut de 15 cm et large de 12 cm, le FDR permet de restituer au mieux la trajectoire, le fonctionnement des équipements, les actions de l’équipage.

    Le CVR, de taille un peu plus réduite, rend compte de ce qui s’est dit dans le cockpit –et parfois ce que l’on y a fait : échanges entre les membres d’équipages, entre l’équipage et les organismes de contrôle de la circulation aérienne; bruits caractéristiques qui permettent d’identifier certaines manoeuvres de l’équipage. Une analyse acoustique poussée permet même de retrouver le régime des moteurs.

    AFP