Courtage : Les salariés manifestent pour protéger l’emploi chez Assor et Gras Savoye

La CGT et FO ont mobilisé les salariés du courtage face à une dégradation de l’emploi qu’ils estiment sérieuse chez Gras Savoye et Assor.

Coup de chaud chez les salariés du courtage. Mardi 26 février, entre 30 et 50 salariés sont venus manifester devant le siège de la CSCA (Chambre syndicale des courtiers d’assurances) pour défendre l’emploi dans le courtage, à l’appel de FO et de la CGT.

Dans un secteur peu syndiqué et qui est plutôt à l’abri de la crise, les appels à manifester sont assez rares. Mais la situation de l’emploi se dégrade, surtout chez deux gros courtiers, Assor et Gras Savoye qui inquiètent le plus les syndicats.

A Paris, l’appel au débrayage aurait été assez peu suivi chez Gras Savoye contre 70% des salariés chez Assor à Paris et l’ensemble de salariés d’Assor en Province (Monteux) selon les syndicats.

Pour éviter des pertes sèches d’emplois chez ces courtiers, FO et CGT veulent proposer à la CSCA de « mettre en place un accord collectif visant à protéger tous les emplois lorsqu’un courtier est défaillant grâce à un mécanisme de solidarité de la profession.  Les salariés pourraient être ainsi reclassés au sein d’autres cabinets », a fait savoir Jean-Simmon Bitter, délégué syndicale FO de la branche assurance. Ce système doit aussi garantir les engagements des courtiers vis-à-vis des clients, car « en protégeant les emplois, on protège également les assurés et le suivi de leurs contrats » , a-t-il ajouté.

La CSA n’a pas pu répondre immédiatement à l’appel des syndicats. Dominique Sizes, président de la chambre des courtiers, absent, les recevra le 19 mars.

Inquiétudes chez Assor et Gras Savoye

Cette demande de sauvegarde de l’emploi intervient alors que les syndicats craignent un risque de défaillance du courtier Assor où ils constatent de nombreux départs et une désorganisation des services.  « Depuis un mois environ, les salariés ne peuvent même plus assurer correctement  les prestations des clients. Ils ne savent plus quoi dire. Beaucoup de dossiers sont en souffrance et la direction n’apporte pas de solutions alors qu’elle en a les moyens. Certains clients attendent parfois d’être remboursés depuis 6 mois pour des produits santé », explique Jean-Simon Bitter, délégué syndicale FO.

Chez Gras Savoye, les syndicats relayent aussi de vives inquiétudes. Un plan social de sauvegarde de l’emploi devrait être prochainement mis en place, après de nombreux départs négociés.

Les syndicats estiment que ces deux cabinets auraient une solidité financière suffisante qui ne devrait pas impliquer de licenciements.

CP: Flicker_CC_Alain Bachellier