Courtage : Le Sycra conteste devoir 50.000 euros à la CSCA

Après sa radiation par la CSCA, le Sycra sort de son silence et conteste « devoir la somme de 50.000 euros » à la Chambre syndicale.

Le Sycra a pris note de sa radiation de la CSCA soulignant son désaccord avec « le projet de fusion des syndicats constituant la CSCA comprenant de fait la dissolution de tous les syndicats régionaux », indique le comité directeur du syndicat lyonnais. Comme nous l’avait expliqué Jean-François Gleizal, président du Sycra, l’Assemblée générale avait refusé le projet d’union porté par la chambre syndicale dès 2013.

« Nous avions demandé à nos adhérents s’ils souhaitaient la dissolution du syndicat dans le cadre du projet d’union de la CSCA. La réponse avait été non à 80% », indiquait alors le président du Sycra. Et le comité directeur d’ironiser : « Le projet de nouvelle union pour la CSCA est tellement loin de faire l’unanimité que présenté en décembre 2014 et en juin 2015 par le président de l’époque, Hervé Houdard, celui-ci a préféré démissionné : le nouveau Président de la CSCA Richard Restuccia ne semble pas plus aboutir malgré ses incessantes incantations, l’union qu’il annonçait finalisée avant fin 2015 n’est toujours pas effective. »

Le syndicat lyonnais, après le choix du Sycasef comme représentant exclusif en région Rhône-Alpes ne se faisait guère d’illusion sur son avenir au sein de la CSCA et s’attendait donc à sa radiation sans pour autant vouloir démissionner.

Il conteste en revanche devoir 50.000 euros au titre des cotisations 2015 et avance plusieurs raisons. « La première est factuelle: le Conseil National de la CSCA, sans validation, a modifié unilatéralement les taux de cotisations des syndicats membres en 01.2010. Le Sycra a donc payé à la CSCA beaucoup plus que ce que les statuts de la CSCA prévoient et entend que régularisation soit faite. D’après les calculs qui ont été réalisés, la CSCA est débitrice envers le Sycra au 31/12/2015 », indique le comité directeur.

Ce dernier émet par ailleurs l’hypothèse que « l’exclusion du Sycra semble avoir été retardée le plus tard possible afin de justifier le paiement des cotisations 2015 », alors qu’il avait clairement refusé d’adhérer au projet d’union et que la chambre syndicale « avait déjà largement adoubé le Sycasef, autre syndicat de courtiers créé fin 2014 en Rhône-Alpes, en lieu et place du Sycra, en totale contradiction avec sa mission qui a toujours été selon ses statuts ‘e susciter la création de syndicats régionaux dans les seules régions qui n’en comportent pas’. »