Coronavirus : Les assureurs français sous “amicale pression”

La Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) a demandé mercredi que le gouvernement maintienne ou prenne des mesures de soutien aux entreprises affectées par l’épidémie liée au nouveau coronavirus.

Dans un communiqué, la CPME annonce aussi le lancement d’une enquête auprès de ses adhérents pour mesurer l’étendue des problèmes d’approvisionnement provoqués par l’épidémie et évaluer l’ampleur de la “baisse de la fréquentation touristique”.

L’organisation patronale demande le maintien des mesures de soutien aux entreprises prises par le gouvernement durant le mouvement des “gilets jaunes” de l’hiver 2018-19, qui ont été réactivées en décembre dernier. “Le gouvernement s’est engagé à maintenir les mesures d’étalement de charges, d’activités partielles ou de dérogations sur les heures
supplémentaires mises en place lors des récents mouvements sociaux”, rappelle le communiqué.

La CPME souhaite en outre que l’épidémie puisse être considérée comme un “cas de force majeure, évitant ainsi aux entreprises et en particulier aux sous-traitants industriels d’éventuelles pénalités de retard et leur permettant, le cas échéant, d’utiliser leurs assurances”.

Le “cas de force majeure” prévu par certains contrats d’assurance n’a toutefois pas le même caractère contraignant que l’état de catastrophe naturelle pour les assureurs, a précisé à l’AFP la CPME. Mais le gouvernement pourrait exercer sur les assureurs une “amicale pression” afin de les inciter à indemniser les entreprises affectées, précise
l’organisation.