Convention médicale : Le coût des mesures estimé à 400M d’euros

    Alors que le problème des dépassements d’honoraires pour les patients n’a pas été résolu, les accords signés la semaine dernière entre médecins libéraux et la caisse d’assurance sont estimés à 400M d’euros, selon Les Echos.

    Le protocole d’accord pour la convention médicale, qui a vu le jour le matin du jeudi 21 juillet après une nuit de négociations, a réuni médecins libéraux, généralistes et spécialistes, et assurance maladie. Augmentation des honoraires pour les spécialistes, primes à la performance et incitation à l’installation dans les « déserts médicaux », autant de mesures qui ont un coût pour la Caisse nationale d’assurance maladie.

    Les dépenses pour prendre en charge la hausse des tarifs des spécialistes dès 2012 s’élèveront à 90M d’euros en 2012 selon Les Echos qui sourcent la Cnam, avant d’atteindre 360 à 380M d’euros en 2013 lorsque seront versés aux médecins les forfaits et aides à l’installation dans les zones délaissées. Ce montant est évalué en prenant en compte une estimation d’adhésion assez forte de 45.000 généralistes, au dispositif.

    Les nouveautés de la convention médicale qui régira les relations entre médecins et assurance maladie est fondée sur la rémunération des médecins et les forfaits supplémentaires qui leurs seront alloués. Dans un premier temps, des hausses d’honoraires pour les spécialistes les moins valorisés tels que les dermatologues, gynécologues, pédiatre ou psychiatres sont prévues dès l’an prochain.

    Des primes jusqu’à 9.100 euros par an

    En 2013 seront mises en place les primes à la performance pour les généralistes, qui pourront atteindre jusqu’à 9.100 euros par an en fonction des objectifs remplis, définis en terme des prévention, de réduction de coût pour les prescriptions, de suivi de maladies chroniques ou d’organisation de leur cabinet. 29 critères au total qui, s’ils sont remplis à 100%, permettront de toucher la totalité du forfait. Les sommes versées seront néanmoins inférieures, en moyenne.

    Parallèlement, des incitations à l’exercice dans les zones écartées ou difficiles sont prévues la même année pour les médecins qui travaillent dans un cabinet de groupe ou un pôle de santé. Les praticiens pourront recevoir une aide à l’investissement de 2.500 à 5.000 euros par an, sur trois années. Une somme qui s’accompagne d’une aide plafonnée à 10.000 euros en fonction de l’activité ou à 20.000 euros pour ceux qui viendraient en aide à leurs collègues déjà installés, par le remplacement par exemple.