Cession : Les investisseurs chinois jettent un froid dans la vente de la filiale avion d’AIG

La vente de la filiale d’aviation d’AIG pour 4,75Mds de dollars à des investisseurs chinois pourrait être remise en question par le non versement d’un acompte de 10%.

L’assureur américain AIG a annoncé vendredi dans un document boursier n’avoir pas reçu l’un des paiements prévus en vue de la vente de sa filiale de location d’avions ILFC à des investisseurs chinois.

Le non versement attendu de cet acompte pourrait remettre en cause cette opération de 4,75Mds de dollars.

Le document, publié sur le site internet de la SEC, indique qu’un versement prévu dans le contrat de vente “n’a pas été reçu”, sans donner de détails sur les conséquences, et personne n’était immédiatement disponible chez AIG pour un commentaire.

Selon des analystes, l’annonce jette des doutes sur la concrétisation de la transaction, qui avait été annoncée en décembre. AIG, qui cherchait depuis un moment déjà à monétiser ses 90% dans IFLC, un actif jugé non stratégique, avait dit à l’époque avoir retenu un groupe d’investisseurs composé des fonds New China Trust, China Aviation Industrial Fund et P3 Investments.

Doutes sur la transaction

Ces derniers avaient accepté d’acquérir 80,1% d’ILFC pour environ 4,23Mds de dollars, avec une option pour 9,9% supplémentaires. Le contrat prévoyait toutefois le versement avant le 30 mai d’un acompte d’environ 10%, qui n’a donc pas été réglé.

“Nous pensons qu’AIG continue de vouloir achever la transaction. Toutefois, nous ne savons pas clairement à ce stade si le consortium d’acheteur veut la finaliser”, souligne la banque Barclays dans une note.

La société de courtage Sterne Agee envisage pour sa part “deux scénarios: soit le consortium paye l’acompte à court terme et l’opération reste en voie d’être bouclée comme prévu mi-juin. Soit l’accord est annulé”.

Dans l’immédiat, l’action AIG perdait 2,34% à 45,13 dollars vers 15H20 GMT. ILFC a enregistré l’an dernier un chiffre d’affaires de 4,5Mds de dollars et un bénéfice net de 410M. Sa flotte compte un millier d’appareils détenus en propre ou gérés, et il a une base de clientèle d’environ 200 compagnies aériennes dans 80 pays

Son principal concurrent est Gecas, filiale du conglomérat industriel GE, qui revendique 1.680 appareils et 230 clients.