Catastrophe naturelle : Les dégâts causés par le cyclone pourraient coûter 3,7 milliards d’euros à l’Australie

Le coût des dégâts occasionnés par le cyclone Yasi, qui a frappé la côte nord-est de l’Australie dans la nuit de mercredi à jeudi, pourrait atteindre jusqu’à 3,7 milliards d’euros, selon les extrapolations les plus pessimistes des experts en modélisation des sinistres.

Le cyclone, d’une intensité maximale lorsqu’il a touché terre, n’a pas fait de victime directe mais a dévasté la zone située au sud de la ville touristique de Cairns (côte nord-est). Yasi a continué vendredi de progresser à l’intérieur des terres mais sa puissance a diminué et il a été rétrogradé en catégorie 1, sur une échelle qui en compte cinq.

La société Eqecat, l’une des grandes spécialistes de la modélisation des conséquences financières des événements naturels, a estimé entre 2,2 et 3,7 milliards d’euros le coût des dégâts.
Son concurrent AIR a estimé que le coût des dommages pourrait se situer entre 250 millions et 1,10 milliard d’euros pour les seuls biens assurés.
Pour le groupe d’experts de Tropical Storm Risk, cités par le site Market Watch, les pertes assurées pourraient dépasser 2,6 milliards d’euros.

Ces sociétés de modélisation s’appuient sur des données historiques et des formules mathématiques complexes pour mesurer l’impact potentiel des catastrophes naturelles. Tous les grands assureurs utilisent leurs services et sont ainsi parvenus à réduire leur exposition aux risques les plus coûteux.

La région la plus touchée par la tempête, dans le Queensland, est celle des plantations de canne à sucre et de bananes. Cet Etat avait déjà été touché par les inondations dévastatrices de fin 2010/début 2011, où l’équivalent de 450 millions d’euros de récoltes avaient été détruits. Quelque 20% des plantations de canne à sucre ont déchiquetés par les vents, représentant un manque à gagner de 370 millions d’euros. L’Australie occupe le troisième rang mondial des exportations de sucre: 85% de sa production part vers l’Asie et rapporte 1,5 milliards d’euros par an.

Quant à la banane, encore plus durement touchée, 85% de la production australienne a été détruite, selon la fédération des fermiers.

Paris, 4 février 2011 (AFP)