Bourse : Le titre Axa s’envole, porté par la nouvelle offre d’AMP sur Axa APH

Le titre Axa était en tête du CAC 40 lundi, soutenu par le nouvel accord avec l’australien AMP concernant le rachat de la filiale Axa Asia Pacific holdings (APH), sur lequel doivent encore se prononcer les administrateurs de la filiale de l’assureur français.

A 10H57 (09H57 GMT), le titre Axa prenait la tête des valeurs de l’indice phare de la place parisienne, en hausse de 2,11% à 13,52 euros, dans un marché en baisse de 0,33%.

Nouveau chapitre d’une saga qui dure depuis plus d’un an, la compagnie d’assurance et de gestion de patrimoine AMP s’est entendue avec Axa pour formuler une nouvelle offre de rachat de la totalité du capital d’Axa APH, la troisième après celles de novembre et décembre 2009. L’accord avec l’assureur français prévoit qu’en cas de succès de l’offre, AMP cèderait ensuite les actifs asiatiques d’Axa APH à Axa pour ne conserver que les activités australiennes et néo-zélandaises.

Cette nouvelle offre, qui valorise Axa APH 13,29 milliards de dollars australiens (9,54 milliards d’euros), est composée de numéraire pour environ 40% et d’actions AMP pour le reste.

Le conseil d’administration d’Axa APH, indépendant d’Axa bien que le Français contrôle 53,9% du capital, doit maintenant se prononcer sur cette nouvelle proposition. Les administrateurs avaient rejeté la première offre d’AMP pour lui préférer celle concurrente de National Australia bank (NAB), qui comportait une option intégralement en numéraire. NAB a finalement retiré son offre il y a deux mois après qu’elle a été retoquée par l’autorité australienne de la concurrence.

“Le niveau de la nouvelle offre correspond à celle de NAB” (en termes de valorisation d’Axa APH), a observé Nicolas Jacob, analyste d’Oddo Securities, avec une partie en numéraire relevée. Pour autant, les administrateurs “peuvent toujours souhaiter davantage sur la composante cash”, prévient-il.

Un autre analyste, sous couvert d’anonymat, considère que les administrateurs “sont calés sur l’offre de NAB” et son option tout numéraire.

Pour M. Jacob, la résolution du dossier serait bienvenue après plus d’un an de revirements. “C’est une situation un peu gênante parce que les équipes peuvent être démobilisées”, explique-t-il.

Paris, 15 novembre 2010 (AFP)