Blanchiment / France : Les assureurs en alerte face aux biens mal acquis de Ben Ali

    Les autorités financières françaises ont demandé aux banques et aux compagnies d’assurance d’être vigilantes face à d’éventuels mouvements de fonds suspects de la part du président tunisien déchu Zine El Abidine Ben Ali et de son entourage.

    Le gouvernement français souhaite éviter les « mouvements financiers suspects concernant des avoirs tunisiens en France ». Depuis la fuite de l’ex-président tunisien Zine El Abidine Ben Ali et de ses proches, les autorités financières de l’hexagone craignent que ce dernier tente de dissimuler sa fortune en France.

    Selon Le Monde, qui cite des sources à la présidence française, Ben Ali aurait rejoint l’Arabie Saoudite avec 1,5 tonne d’or. Information démentie par la Banque centrale de Tunisie. L’ancien chef d’État possèderait également de nombreux capitaux et des avoirs immobiliers, notamment sur le territoire français.

    Vigilance demandée aux assureurs

    Les autorités françaises appellent donc banquiers et assureurs à la plus grande vigilance quand à d’éventuelles transactions financières douteuses. « Tracfin », la cellule antiblanchiment de Bercy, demande à l’ensemble des établissements financiers de lui signaler « sans délai » tout mouvement de fonds suspects, « retraits substantiels en espèces, achat de métaux précieux, envois de fonds vers l’étranger, etc. »

    Bercy pourra ainsi bloquer pendant 48 heures les opérations douteuses avant que la justice ne prenne le relais. « En gros », a expliqué François Baroin, le porte-parole du gouvernement français, il s’agit d’éviter une « évasion » des avoirs de Ben Ali.

    Avec AFP.