BIEN CHOISIR SON CONTRAT D’ASSURANCE VIE : QUELQUES CONSEILS POUR EVITER LES MAUVAISES SURPRISES

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    Malgré la baisse de régime constatée en 2008 face à la concurrence du livret A et l’augmentation de la ponction des prélèvements sociaux pour financer le RSA, l’assurance vie reste un placement intéressant bénéficiant d’une enveloppe fiscale attrayante et permettant de répondre à de multiples besoins comme la constitution progressive d’une épargne, le placement et la transmission d’un capital, le versement de revenus périodique à la retraite…

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    Avec plus de 1500 contrats disponibles sur le marché, il est difficile pour l’épargnant de s’y retrouver, et les multiples attraits de l’assurance vie ne doivent pas conduire à souscrire ces produits sans discernement dans la mesure où tous les contrats proposés sont loin de se valoir. Aussi pour vous permettre de bien choisir votre placement assurance vie, voici quelques conseils pour éviter les mauvaises surprises

    1. Il convient en premier lieu de rechercher un contrat qui corresponde à ses objectifs et à son profil de risque; selon que l’on souhaite préparer sa retraite ou se constituer au fil du temps une épargne, l’horizon de placement, le type de gestion, le nombre et la nature des fonds nécessaires ainsi que les modes de versements notamment par rapports aux montants minimaux requis seront fortement différents et permettront déjà d’établir un premier choix. Sur le plan du risque, les contrats mono-support, dénommés couramment contrat ou fonds en euros, constitués d’un seul fond, permettent d’assurer la sécurité du capital investi et des intérêts acquis; par contre le contrat multisupport, doté de fonds placés en actions, obligations et en immobilier, est sujet, et l’année 2008 en est l’exemple emblématique, à de fortes variations à la hausse comme à la baisse.

    2. Il faut ensuite veiller au type de contrat : contrat collectif ou contrat individuel. Le contrat individuel apparaît préférable, aucune modification du contrat ne pouvant intervenir sans le consentement du souscripteur. C’est l’assurance que les frais actuels ne risquent aucune augmentation à l’avenir comme cela a déjà été constaté par le passé pour des contrats collectifs faisant référence. Dans le cadre de ces derniers contrats, l’assuré est représenté par une association d’assurés et toute modification du contrat doit être négociée entre l’assureur et l’association.

    3. Il est primordial de vérifier la notoriété et la qualité de l’assureur qui gère le contrat, bien sûr au regard des rendements offerts, mais aussi par rapport à sa réactivité dans le suivi et la gestion du contrat ainsi que sa communication sur les performances de l’ensemble des contrats gérés. Trop d’assureurs ont en effet pris la mauvaise habitude de communiquer, via la publicité et les médias, sur des promesses de taux garantis alléchantes concernant souvent de nouveaux contrats ou soumis à des conditions de durée, alors que pour les sommes déjà investies, les épargnants doivent souvent se contenter de performances médiocres qui ne font l’objet, la plupart du temps, d’aucune publication sur les médias grand public.

    La consultation des blogs est édifiante sur ce point et permet de se forger un jugement pertinent sur la qualité des différents assureurs et bancassureurs. Aussi il paraît souhaitable, par sécurité, de souscrire plusieurs contrats d’assurance-vie dans des compagnies différentes pour ventiler son épargne entre plusieurs objectifs tels que préparer sa retraite, transmettre un capital ou profiter des fluctuations boursières.

    4. Il faudra bien sûr surveiller le montant des frais d’entrée
    et vérifier à quel service ils correspondent, en termes de suivi, de gestion et de conseil. Compte tenu des pratiques actuelles, il paraît raisonnable qu’ils ne dépassent pas 3 %. Il faut ajouter les frais de gestion annuels calculés sur la totalité de l’épargne accumulée dans le contrat d’assurance vie qui oscillent entre 0,4 % et 1 %. Pour comparer objectivement les frais qui sont effectivement prélevés dans un contrat, il ne faut pas s’arrêter aux seuls chiffres annoncés, mais déterminer le capital effectivement disponible par rapport au montant de l’investissement initial.

    Pour les contrats multisupports, outre les frais de souscription et de gestion, des droits d’entrée peuvent être exigés pour accéder aux différentes unités de compte proposées dans le cadre du contrat, des frais d’arbitrage pour passer d’un compartiment à l’autre. Aussi, il est vivement recommandé de bien identifier l’ensemble de ces frais(droits d’entrée, frais de versements, droits de sortie, frais de gestion Frais d’arbitrage) et de ne pas hésiter à les négocier d’autant que de plus en plus les contrats d’assurances vie accessibles sur Internet ne comportent aucun frais sur les versements.

    5. Les contrats à versements libres sont à privilégier car ils permettent de gérer en toute souplesse sa trésorerie sans risque de pénalités en cas de non-versement, comme c’est parfois le cas avec un contrat à primes périodiques. Ils comportent très souvent des montants minimas de souscription ne dépassant pas 100 € et permettent d’effectuer des versements réguliers , avec la possibilité de les arrêter et les reprendre à tout moment.

    6. Enfin, très peu d’assurés prennent le temps nécessaire de lire le document remis à la souscription concernant les conditions générales du contrat. Les conditions générales sont importantes car elles contiennent des informations essentielles comme les frais prélevés, l’épargne disponible, les options de gestion…Une attention particulière devra être portée aux frais prélevés en cas de rachat partiel ou total, à l’application de la clause du taux garanti…

    Pour choisir un contrat, la plupart des souscripteurs se focalisent sur les performances affichées de la dernière année ou dans le meilleurs des cas des deux années précédentes alors que c’est sur la durée qu’il est vraiment judicieux d’apprécier la performance d’un contrat d’assurance vie. Des performances régulières témoignent d’un type de gestion privilégiant le long terme et permet d espérer une bonne valorisation de son épargne pour les années suivantes.

    Enfin en dernier recours, un souscripteur dispose d’un délai de trente jours pour renoncer à un contrat et se faire rembourser son premier versement sans aucune pénalité.