Axa (mis à jour) : L’assureur confirme envisager une cession de sa filiale de « private equity »

Axa a confirmé mercredi réfléchir à une possible cession de sa filiale spécialisée dans l’investissement dans les sociétés non cotées AXA Private Equity.

Axa a confirmé par communiqué une information du journal Les Echos de vendredi, qui rapportait que l’assureur avait mandaté la banque Credit Suiss pour étudier la cession de tout ou une partie d’Axa PE.

L’assureur déclare avoir engagé une étude sur les « options stratégiques » à sa disposition en matière de « private equity ». Cette étude, « qui pourrait aboutir ou non à une transaction », n’est encore qu’à une « phase préliminaire ».

« Le groupe AXA considère que le « private equity » reste un investissement attractif (…) et compte continuer à investir dans cette classe dactifs”, indique seulement à cet égard le groupe dans son communiqué.

Selon Les Echos, Axa PE serait valorisée entre 200 et 400M d’euros. La Caisse des dépôts et placements du Québec ainsi que le principal fonds souverain de Singapour, GIC, auraient fait part de leur intérêt pour une prise de participation.

La détention de titres de sociétés non cotées pénalisée

La société s’est montrée très active ces derniers mois en rachetant à plusieurs banques leurs portefeuilles de participations dans des sociétés non cotées, notamment l’allemande HSH Nordbank, l’américaine Citigroup, la britannique Barclays et la française Natixis.

Le nouveau cadre réglementaire régissant l’activité des groupes d’assurances, dit Solvabilité II, qui doit entrer progressivement en vigueur à compter de 2013, pénalise la détention d’actions cotées et plus encore de titres de sociétés non cotées, spécialité d’Axa PE, en alourdissant les exigences de fonds propres pour ces actifs.

Toutefois l’essentiel des sommes investies par Axa PE provient de clients externes au groupe Axa et n’est donc pas soumis aux nouvelles exigences réglementaires en matière de fonds propres. A fin juin, seuls 6Mds d’euros, soit 1,5% de l’actif général d’Axa, étaient investis via sa filiale  de « private equity ».

Un impact marginal sur les fonds propres

La cession éventuelle d’Axa PE n’aurait donc qu’un impact marginal sur les fonds propres du groupe, estime Nicolas Jacob, analyste chez Oddo Securities.  En outre, la décision ne signale pas un retrait total du non coté d’Axa, qui « considère que le « private equity » reste un investissement attractif (…) et compte continuer à investir dans cette classe d’actifs », selon le communiqué.

Globalement, Axa PE « est tout petit pour Axa », considère M. Jacob, pour qui une vente éventuelle ne changerait pas la trajectoire du groupe. Il souligne également que Axa a déjà dégagé d’importantes plus-values cette année en cédant ses activités au Canada, en Australie et en Nouvelle-Zélande, ainsi que sa participation au capital du chinois Taikang Life, qu’il dispose d’une trésorerie abondante et qu’il « n’a pas besoin de cash ».

La nouvelle n’a d’ailleurs pas fait réagir le marché, dans un contexte défavorable aux valeurs financières en général. Vers 10H40 (08H40 GMT), l’action Axa perdait 3,07% à 9,51 euros dans un marché parisien en baisse de 1,34%.

  

(Avec AFP)