Assurance-vie : les ménages français restent prudents et donc… épargnent

    Les ménages français atteignent un taux d’épargne de 15,9% des revenus bruts disponibles. L’assurance-vie bénéficie de cet engouement.

    Les périodes de crise sont propices à… l’épargne. Au grand damn des gouvernants qui misent sur une reprise de la consommation pour relancer l’économie, ce sont les institutions financières qui profitent d’un renouveau de l’épargne.

    Selon la Banque de France, dans une étude parue le 8 août dernier, le taux d’épargne au premier trimestre 2014 atteint 15,9% du revenu brut disponible (revenus bruts avec soustraction des prélèvements obligatoires et ajout des prestations sociales). Le taux d’épargne rejoint celui de l’Allemagne, légèrement supérieur à 16%.

    La baisse de la rémunération du livret A en août pourrait accélérer un mouvement déjà aperçu ces derniers mois, à savoir un transfert de l’épargne des ménages des livrets réglementés vers l’assurance-vie. Le placement des assureurs atteint sur le premier trimestre 33,5Mds d’euros de collecte, (contre 33,4Mds en 2013), ce qui ne montre pas une révolution de l’épargne. Les prestations, elles, sont en baisse sur la période, permettant à la collecte d’être nette de 6,1Mds d’euros sur 3 mois.

    Dans le même temps, le Livret A enregistrait une collecte nette de 3,23Mds d’euros. Sur les mois suivant, le Livret A a poursuivi le ralentissement, voire la baisse, de sa collecte tandis que l’assurance-vie a amélioré ses performances. Au premier semestre, elle a capté 63,8Mds d’euros (61,9 en 2013) pour une collecte nette supérieure à 10Mds d’euros.

    Selon la Banque de France, le patrimoine financier brut dépasse 4.075 milliards d’euros, à la faveur “de la reprise du flux de placements et de la revalorisation de certains actifs“.