Assurance-vie : Le rapport Gallois veut inciter les assureurs à investir dans les PME et les actions

Présenté ce lundi 5 novembre au Premier ministre, le rapport Gallois sur la compétitivité préconise un investissement plus important des assureurs pour aider les sociétés non cotées. Une proposition vise directement l’assurance-vie dans sa durée de détention.

Le rapport de Louis Gallois sur la compétitivité préconise que les assureurs investissent une part de leurs actifs (environ 2 %) dans des sociétés non cotées, dont les PME et les ETI. Selon le rapport, les compagnies d’assurances « y ont été incitées mais ne s’y sont pas tenues. »

« S’agissant plus précisément des actifs gérés par les sociétés d’assurance, en principe adaptés aux financements de long terme et représentant des montants considérables (1.680Mds d’euros fin 2010), seule une fraction limitée finance les sociétés non financières françaises (110Mds d’euros, soit un peu plus de 5%) et pratiquement rien ne va vers les PME et ETI non cotées. Les règles de Solvency II se sont, en outre, traduites par un retrait massif des compagnies d’assurance du marché des actions » est-il précisé dans le rapport.

Le texte préconise que ces placements s’effectuent plutôt dans le cadre de fonds spécialisés et que l’’État devrait d’ailleurs inciter « les collecteurs d’épargne proches de lui tels que la CNP, la Prefon, les Caisses des Retraites gérées par la Caisse des Dépôts (IRCANTEC…) et le fonds de réserve des retraites » à participer de manière plus importante à l’effort de relance.

Par ailleurs, la proposition n°18 du rapport porte sur l’allongement de la « durée » des contrats d’assurance-vie par une modification de leur régime fiscal. Il s’agirait « d’avantager fiscalement les contrats en unités de compte (c’est-à-dire investis en actions) et les contrats diversifiés » par rapport aux contrats en euros. Cette idée permettrait justement le fléchage de l’assurance-vie vers les actions, ce que les assureurs apprécieraient car elles sont moins gourmandes en capital dans le cadre de Solvabilité 2 que les obligations, mais aussi dans des investissements non cotés.

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(Avec Benoit Martin)

Crédit Photo : Benoît Gragnier – Matignon