Assurance-vie : Inutile de tomber dans le « catastrophisme » selon M. Spitz

Le président de la FFSA a souligné le niveau des dépôts « très élevés » de l’assurance-vie, jugeant ces retraits moins inquiétants pour les assureurs que Solvabilité II, jeudi sur Radio Classique.

3e mois consécutif de désaffection pour l’assurance-vie, une première depuis décembre 2008. Mais depuis le début de l’année, « les encours ont augmenté de 3% et les versements nets sont positifs à 15Mds » a rappelé M. Spitz. Pour le président de la FFSA, « ce n’est pas parce qu’à un moment les choses vont moins bien qu’il faut tomber tout de suite dans le catastrophisme ».

Reconnaissant qu’avec le vieillissement de la population, les retraits sont devenus « structurellement élevés », il fait valoir toutefois que « le niveau des dépôts reste très élevé », soit de plus de 8Mds en novembre.  « Cela montre quand même qu’il y a une confiance intacte des Français pour l’assurance-vie », dont les encours s’élèvent à 1.371Md d’euros, ajoute-t-il.

L’assurance-vie moins inquiétante que Solvabilité II

Pour M. Spitz, ces retraits, qu’il se refuse à qualifier de « massifs », sont moins inquiétants pour les assureurs que les nouvelles règles prudentielles.  « L’enfer est pavé de bonnes intentions : l’idée qu’il y a ait de la régulation, tout le monde est pour » mais à imposer « trop de régulation (…) on risque d’étouffer l’économie », fait-il valoir, rappelant que les assureurs français détiennent pour quelque 1.600Mds d’actifs investis à 56% dans les entreprises.

« Les assureurs, qui sont des investisseurs de long terme, sont les principales victimes d’une régulation qui a été pensée à court terme », critique le président de la FFSA, faisant référence à l’adoption par l’Europe de la règle comptable anglo-saxonne de la « fair value » (alignement du prix des actifs sur leur valeur de marché).

(Avec AFP)