Assurance santé : Les réserves du programme américain Medicare seront épuisées 5 ans plus tôt

L’assurance santé publique des personnes âgées aux Etats-Unis aura épuisé ses réserves en 2024, soit cinq ans plus tôt qu’estimé l’an dernier, selon un rapport officiel présenté vendredi par le secrétaire au Trésor américain, Timothy Geithner.

En l’état actuel des projections, le programme hospitalier du Medicare, assurance-santé des aînés gérée par l’Etat fédéral, ne pourra plus rembourser ses bénéficiaires à 100% à partir de 2024, indique ce rapport annuel des administrateurs de la sécurité sociale américaine.

A partir de cette date, les recettes provenant de cotisations des actifs permettront de couvrir encore 90% des coûts d’hospitalisation, mais ce ratio devrait baisser progressivement jusqu’en 2075, selon les conclusions de ce document volumineux. Le volet hospitalier du Medicare est supposé assurer une prise en charge à 100% des frais d’hôpitaux.

En présentant le rapport à la presse, M. Geithner a affirmé que le rapprochement de la date à laquelle surviendraient les premières difficultés était le résultat de “modifications techniques dans les hypothèses économiques qui sous-tendent les projections” retenues. Le rapport, a-t-il ajouté, “illustre l’importance de la loi” de réforme de l’assurance-santé promulguée début 2010 et qui a selon lui “considérablement renforcé les finances du Medicare”.

En ce qui concerne le programme d’assurance-retraite géré par l’Etat fédéral (“Social Security”), le rapport conclut que celui-ci aura épuisé ses réserves en 2036, soit un an plus tôt que ce qui était prévu en 2010.

Les recettes du programme devraient alors permettre à l’Etat d’acquitter aux assurés 75% de la pension qui leur est due jusqu’en 2085.

Le rapport des administrateurs de la sécurité sociale américaine porte sur des projections à 75 ans. Publié tous les ans, il donne l’occasion à plusieurs ministres, comme M. Geithner, ou sa collègue de la Santé, Kathleen Sebelius, de réaffirmer la nécessiter de réformer le système de santé.

Washington, 13 mai 2011 (AFP)