Assurance retraite : Les salariés européens prêts à faire des efforts financiers pour leur retraite, à condition que leurs employeurs soient partie prenante

Le cabinet Aon Hewitt a publié deux rapports : Employee Benefits: Getting the Right Mix et Expectations vs.Reality: Meeting Europe’s Retirement Challenge.

Menées auprès d’un panel représentatif de 7 600 salariés dans 10 pays européens3 au printemps dernier, ces études croisées apportent un éclairage sur les préoccupations et attentes des salariés en matière de retraite et d’avantages sociaux proposés par les entreprises.

Les 3 principaux enseignements :
1. Préoccupations majeures
Quatre préoccupations majeures inquiètent les salariés de l’Union européenne lorsqu’ils envisagent leur retraite :
• L’état de leur santé (45%)
• Une cotisation suffisante pour un régime de retraite décent (41%)
• La perspective d’une baisse de leur niveau de vie (36%)
• La possibilité que l’inflation dévalue leurs économies (24%) Le poids de chacune des préoccupations variant selon les pays.

En France, c’est la baisse du niveau de vie qui occupe le premier rang des préoccupations (59%) suivi par la santé (30%), une cotisation insuffisante (26%) et l’inflation (21%).
Selon Marc Salameh, responsable de l’activité Conseil en avantages sociaux chez Aon Hewitt : « Une baisse du niveau de vie lors du départ à la retraite, accentuée par des difficultés financières suscitées par une éventuelle dégradation de l’état de santé, poussent les salariés français à chercher des solutions financières pour assurer un taux de remplacement correct. Afin d’identifier de nouveaux modes de financement et faire face à ces enjeux, les salariés se tournent vers les dispositifs de rémunérations différées éventuellement proposés par leurs employeurs. »

2. Position vis-à-vis des avantages sociaux proposés par les entreprises
Le souhait de voir les employeurs contribuer plus fortement à leur épargne retraite arrive en tête de liste des avantages sociaux les plus attendus par les salariés dans l’ensemble des pays couverts par l’enquête. Viennent ensuite la sécurité financière permettant de faire face à un coup dur comme accident grave ou longue maladie, puis le plan d’épargne destiné à couvrir un achat important tel que le domicile, la voiture ou les frais d’études.

Bien que leurs systèmes de retraite soient radicalement opposés, les Français et les Anglais sont prêts ¬pratiquement dans les mêmes proportions (55,92% des Anglais, 53,4 % des Français) -à consacrer une partie de leur salaire pour leur retraite, à condition que leur employeur ait mis en place des véhicules d’épargne leur garantissant un niveau de retraite plus élevé.
Marc Salameh conclut : « Les réponses des salariés sondés confirment une tendance lourde que nous observons chez nos entreprises clientes en Europe : alors que la question des retraites domine actuellement partout en Europe et particulièrement en France, les questions d’épargne à long terme sont devenues une préoccupation majeure chez les salariés.

En France, la tendance de fond accentuée par la dernière réforme des retraites donnent davantage de poids aux avantages sociaux en vue de préparer financièrement leur retraite. En effet, les salariés sont davantage réceptifs à ce type de variable et les DRH savent que ce type de dispositif influe sur l’attractivité de l’entreprise. Outre le fait que le sujet fait de plus en plus partie des négociations avec les partenaires sociaux, tout effort en matière de dispositif d’épargne -retraite en particulier (PERCO, Article 83…) -devient un instrument de différenciation fort par rapport à la concurrence, lorsqu’il s’agit d’attirer les jeunes diplômés ou de fidéliser les meilleurs talents.»

3. Positions vis-à-vis des pensions et de la retraite
Les comportements envers l’épargne-retraite varient largement dans les 10 pays étudiés, des différences considérables apparaissant entre, par exemple, l’intérêt porté par les personnes interrogées pour les retraites et la compréhension des incitations fiscales à épargner.
Près d’un quart (24 %) des personnes vivant en Europe affirment être « réellement intéressées » par leur plan d’épargne-retraite. A l’inverse 5% des résidents en Europe ne prévoient pas de toucher une pension et, au lieu de cela, vivront de prestations versées par l’Etat, et 7 % pensent que les pensions sont « un leurre ».

Presque 40 % des européens déclarent que leur employeur propose un plan d’épargne-retraite. Malgré les récentes turbulences économiques et financières, les salariés sont relativement peu nombreux à être méfiants au sujet de l’épargne-retraite.
Marc Salameh déclare : « Pour rester compétitives et attractives, les entreprises doivent désormais envisager les moyens de répondre aux besoins d’une main d’œuvre vieillissante, tout en assurant un départ à la retraite dans les meilleures conditions. Ainsi, les entreprises ont tout intérêt à anticiper les attentes des salariés en matière de véhicules d’épargne-retraite, puis d’optimiser et sécuriser leurs rendements. L’expertise d’Aon Hewitt sur ces questions spécifiques permet d’accompagner les entreprises efficacement et de façon adaptée. »

Selon communiqué presse