Assurance non-vie / Etude : Les entreprises et les professionnels redressent les résultats

La couverture des risques de professionnels et d’entreprises en assurance non-vie ont généré 84% du résultat net de réassurance entre 2007 et 2009, alors qu’ils ne pèsent que 32% de l’activité des groupes d’assurance en moyenne sur le marché français, selon une étude publiée vendredi.

L’étude du cabinet de conseil Facts & Figures (F&F) a estimé que le ratio combiné brut moyen (somme du rapport des sinistres aux primes et du rapport des frais aux primes) du marché en assurance non-vie de particuliers est passé de 101% à 107% entre 2007 et 2009 tandis que sur les risques de professionnels et d’entreprises, il n’est passé que de 98% a 100%.

Les risques de particuliers n’ont ainsi contribué qu’à hauteur de 18% du résultat technique en non-vie d’Allianz sur la période 2007-2009, de 26% pour Generali, ou encore de 31 % pour Axa, selon ces analyses du marché.

En revanche, pour Groupama, les études démontrent la réalisation de l’intégralité du résultat technique sur les seuls risques de particuliers et de professionnels, relève F&F.

F&F ajoute en outre que ses évaluations révèlent aussi que “l’intégralité du résultat” des compagnies d’assurance distribuant ses polices par agents généraux ou courtiers, sur les trois dernières années, est réalisé avec la clientèle des professionnels et des entreprises.

« Cette situation est dangereuse pour le secteur dont la rentabilité ne tient qu’à la bonne santé des risques de professionnels et d’entreprises pour lesquels les résultats techniques se dégradent », a averti le cabinet de conseil.

« La bataille entre opérateurs va s’intensifier pour prendre des parts de marché sur la clientèle rentable des professionnels et des PE (petites entreprises) », en conclut F&F.

Notant que « les bancassureurs exercent une forte pression sur l’ensemble du secteur en non-vie de particuliers », F&F juge par conséquent que « les perspectives de développement des réseaux d’agents généraux ou de courtiers sur les risques de particuliers sont particulièrement réduites ».

Paris, 27 mai 2011 (AFP)