Assurance en ligne : Les femmes sont prêtes à acheter de l’assurance en ligne … mais peinent à sauter le pas

Si une femme sur deux se déclare prête à acheter de l’assurance en ligne, Internet reste un canal encore principalement destiné à recueillir de l’information sur les produits, et notamment sur les contrats auto.

Depuis quelques années, les marques s’intéressent de plus en plus aux consommateurs en ligne. La toile n’est plus réservée à un public restreint de geek masculin. Emergent des profils types de consommateurs en ligne et particulièrement féminins. En tête de liste, les jeunes cybernautes entre 18 et 35 ans qui achètent et jouent en ligne, mais aussi les « digital mums », ces mères de famille qui réalisent une partie de leurs courses sur le Net. Si les produits d’assurance semblaient jusqu’ici échapper à cet engouement, une enquête réalisée par Ifop pour Direct Assurance tend à démontrer que la tendance pourrait changer du côté des consommatrices.

Cette étude s’intéresse à la consommation des femmes sur le Web et révèlent que 8 femmes internautes sur 10 sont aussi des cyberconsommatrices, 6 sur 10 régulièrement. Une partie d’entre elles affichent des fréquences élevées. Si 35% réalisent des achats 4 à 6 fois par an sur Internet, 58% pratiquent leurs achats au moins une fois par mois, 11% une fois par semaine, 5% au moins deux fois par semaine. Le temps consacré au Web en dehors du temps de travail dépasse les 2 heures par jour pour 2 consommatrices sur 3.

22% achètent de l’assurance automobile en ligne

Les billets de train, livres, vêtements et billets de train sont les principaux produits acquis sur Internet puisque les cyberconsommatrices achètent majoritairement ou exclusivement ces biens sur Internet pour respectivement 51%, 46% et 35% d’entre elles. Sur ces femmes, une consommatrice sur deux se déclare néanmoins ouverte à l’achat de produits d’assurance sur Internet.

Mais la démarche n’est pas encore entrée dans les usages puisque seules 10% achètent majoritairement ou exclusivement leur assurance automobile sur Internet, un taux qui s’élève à 22% en prenant en compte tous les canaux de distribution. Dans cette même logique, 22% peuvent souscrivent leur complémentaire santé en ligne, 9% majoritairement ou exclusivement et 21% pour l’assurance habitation, 10% majoritairement ou exclusivement. Concernant l’épargne. Internet est un canal d’achat possible pour 18%, régulier pour 7%.

Les réticences subsistent aussi pour beaucoup d’entre elles. Pour chaque produit, la moitié des cyberconsommatrices interrogées déclarent également ne pas envisager d’acquérir un produit d’assurance sur Internet : 49% pour l’auto et la mutuelle, 50% pour l’habitation, 54% pour les produits d’épargne.

85% jugent les comparateurs d’assurance utiles

Le gain d’argent (61%) et de temps (46%) sont les principales motivations pour celles qui optent pour ce canal d’achat. 27% déclarent pouvoir y disposer d’un choix élargi. Les comparateurs de prix arrivent en troisième position en termes de confiance accordée (51%) après les relations personnelles (62%) et les avis de consommateurs (58%). Un tiers des cyberconsommatrices (23%)  déclarent d’ailleurs avoir eu recours à un comparateur de prix d’assurance au cours de l’année. Les sites les plus utilisés restent cependant ceux qui s’intéressent aux produits high-tech, les billets d’avion et les opérateurs de voyages qui concentrent 74% des voix pour chacun.

Les comparateurs de prix ont la confiance des cyberconsommatrices puisque 85% d’entre elles les jugent utiles pour les aider dans leur choix (22% tout à fait) et 63% les pensent indépendants. Pour 75% d’entre elles, les comparateurs tiennent compte d’un nombre suffisant d’information. Et selon l’enquête, les consommatrices ont une perception proche des comparateurs de prix ainsi que des comparateurs de tarifs d’assurance. Ces sites sont principalement utilisés pour comparer des produits d’assurance auto (67%), une assurance santé (42%) et une assurance habitation (36%).

L’assurance en ligne toujours à la peine

Au moment de faire leur choix, l’enquête révèle également que les cyberconsommatrices se fient avant tout à leurs relations personnelles ainsi qu’aux informations trouvées sur Internet avant de souscrire. Le Web a donc avant tout un rôle d’information. Au total, 32% consultent un assureur en ligne, un chiffre qui reste en deçà de la souscription.

D’ailleurs, peu de marques misent à l’heure actuelle sur les purs players de l’assurance qui fonctionnent bien moins en France qu’en Angleterre. Si une cyberconsommatrice sur 5 consulterait en priorité le site d’un assureur direct en cas de changement d’assurance auto, c’est surtout à titre d’information. Notamment en auto puisqu’une cyberconsommatrice sur 3 déclare avoir consulté un site d’assurance directe à l’occasion d’une comparaison en ligne de prix de voitures.

18% restent catégoriquement négatives

Les mentalités pourraient en revanche changer : au total, 43% des cyberconsommatrices interrogées se disent prêtes à souscrire une assurance directe :  9% totalement et 34% probablement. 57% ne sont en revanche pas prêtes à sauter le pas, 18% restant catégoriquement négatives. Et concernant les smartphones, seules 1% des femmes interrogées auraient déjà téléchargé une application relative aux assurances.