Assurance emprunteur / Réforme : La loi Lagarde bénéficiera surtout aux primo-accédants

    En ouvrant le marché à la concurrence, la loi Lagarde va rendre l’offre assurance emprunteur plus concurrentielle essentiellement pour les profils classiques. Néanmoins les profils atypiques, qui pratiquent déjà la délégation d’assurance depuis de nombreuses années, continueront à s’adresser aux assureurs spécialisés pour trouver une solution d’assurance personnalisée adaptée à leur situation.

    Alico, le spécialiste de l’assurance individuelle, dont les clients ‘hors normes’ représentent près de 50% du portefeuille en assurance emprunteur au 1er trimestre 2009, estime que les profils atypiques pourront continuer à poursuivre leurs démarches comme ils en ont l’habitude, pour bénéficier d’une offre qui leur convient, une fois la réforme de l’assurance emprunteur entérinée. En effet, le paysage restera le même pour eux, contrairement aux profils classiques qui vont voir l’offre les concernant s’élargir et se complexifier.

    « Les banques, les assureurs traditionnels, les spécialistes de l’assurance individuelle ou encore les distributeurs d’offres en ligne vont se ruer sur le segment de marché des primo-accédants qui représente plus de la moitié des emprunts octroyés . A terme, ce marché deviendra de plus en plus segmenté pour s’apparenter à celui de l’assurance automobile » avance Joël Farré, Directeur Général de Alico. « En revanche, les avancées apportées par le projet de loi Lagarde existent déjà pour les clients aux profils atypiques, » ajoute t-il, « et ces clients continueront à se tourner vers les assureurs spécialisés, qui leur proposent déjà une offre lisible et adaptée. »

    Déjà en 2007, la convention Aeras (S’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé) avait amélioré l’accès à l’assurance et donc à l’emprunt  pour les personnes ayant un problème grave de santé. « Pour les personnes ayant des problèmes de santé ou dont les besoins en assurance sont plus larges et plus complexes (capitaux élevés, emprunts professionnels, seniors, professions à risques ou pratiques de sports dangereux), la Loi Lagarde s’inscrit dans une démarche qu’ils connaissent » explique Joël Farré.

    En 2008, 10% des demandes d’assurance de prêts  présentaient un risque aggravé de santé. Les banques, à travers leurs assurances de groupe, n’ont pas réellement la capacité à accompagner les profils de clients ‘hors normes’ qui requièrent une expertise spécifique, notamment dans  l’analyse médicale et financière des dossiers soumis. Aujourd’hui comme demain, elles se tourneront vers des partenaires qui proposent des offres adaptées.

    Selon communiqué