Rendez-vous de Septembre 2012 – Prudence est mère de rentabilité

    Les réassureurs rassemblés à Monte-Carlo penchent entre prudence et… prudence.
    Le principal écueil qu’ont relevé Munich Re et Scor dans cette première journée de conférence aura été la faiblesse des taux d’intérêt, surtout quand d’autres facteurs les rendent prépondérants.

    Dans un environnement de taux faibles, les risques pour la rentabilité des réassureurs sont forcément élevés car au moindre déséquilibre technique, les résultats financiers et les engagements longs ne peuvent aider.

    Pour Munich Re, d’autres éléments économiques, tels que l’inflation ou la déflation, peuvent également impacté les réassureurs qui sont, malgré les événements naturels de l’an passé, largement surcapacitaires.

    Dans l’ensemble, «  la réassurance se transforme depuis quelques années  » selon Victor Peignet, CEO de la branche dommages de Scor, et les dégâts des catastrophes climatiques de l’an passé l’ont montré. Les tarifs, dès le milieu de l’année 2011, ce sont négociés en «  1 to 1  », zones par zones, clients par clients. Les politiques de souscriptions ont permis d’équilibrer les comptes techniques dans les zones en difficultés, mais également de conserver les bons risques pour les zones qui n’avaient pas été impactées.

    Cette prudence dans la souscription s’est doublée depuis quelques mois d’une prudence dans les investissements. Scor, comme Munich Re, ont reconnu avoir travaillé sur des hypothèses de sortie de pays de la zone euro, et même, scenario ultime, un éclatement de la zone. Connaître sa capacité à résister à un éclatement de la zone euro, à un retour à des devises multiples, jusqu’à savoir comment les contrats doivent être rédigés font partie des préoccupations présentées par les réassureurs qui restent pourtant confiant dans la capacité des politiques à régler le problème.