L’assurance emprunteur, un marché porteur

    Depuis la loi Hamon, les assureurs s’attaquent davantage au marché de l’assurance emprunteur. Et pour cause : il est à la fois rémunérateur et porteur.

    Si les banques et les assureurs s’intéressent tant à l’assurance emprunteur, c’est parce qu’elle permet d’engranger des primes intéressantes. Ainsi selon Jean-Michel Courtant, directeur marketing et développement de Macif-Mutualité, elles représentent pas moins de 25 % du coût d’un crédit immobilier. “La prime moyenne est importante par rapport à un contrat prévoyance classique. Sans compter que les cotisations s’échelonnent sur 8 à 9 ans en moyenne. C’est donc un produit fidélisant”, poursuit-il.
    D’autre part, l’assurance emprunteur est susceptible d’intéresser de nombreux clients désirant contracter un prêt immobilier. “De 10 à 11 % des Français déménagent chaque année parmi lesquelles on compte des primo-accédants et second-accédants à la propriété qui auront besoin de souscrire un prêt”, explique encore Jean-Michel Courtant.

    Une large clientèle cible

    Quels sont les clients visés ? Les entreprises s’intéressent principalement à ceux, parmi leurs clients déjà existants, qui caressent un projet immobilier. Une personne possédant une assurance IARD peut, au besoin, se voir proposer une assurance emprunteur. Les entreprises cherchent aussi à attirer de tout nouveaux prospects. La clientèle visée est large : elle mêle diverses tranches d’âge et catégories de la population. Autres cibles : les clients désireux de contracter un prêt professionnel ou à la consommation.
    Ainsi, selon les Données clés 2013 en assurance de personnes produites par l’Association française d’assurance, la majorité des cotisations (72%) est rattachée à un prêt immobilier. Les cotisations liées à des prêts professionnels et à la consommation correspondent respectivement à 22 % et 6 % des cotisations totales.  Un petit bémol toutefois. “Si l’assurance emprunteur est un produit porteur, il dépend beaucoup du marché des emprunts immobiliers“, relativise Olivier Poncin, directeur technique, offres et expertises chez MMA.