La réassurance va garder ses bonnes notes

    La saison de la réassurance pousse chaque année les agences de notation à publier des études sur le secteur. Avec une année 2010 marquée par une forte sinistralité climatique, et une année 2009 qui avait, elle, consacrée le retournement positif des marchés financiers, la réassurance est prise entre deux feux distincts.

    Moody’s, Fitch Ratings, Standard & Poor’s et AM Best par exemple, ont toutes publié des données sur le secteur à quelques heures des « Rendez-Vous de Septembre » à Monte-Carlo. Pourtant, le secteur est bien noté, avec en moyenne près des ¾ des entreprises se situant dans les notes confortables.

    En quelques jours, Fitch, Standard & Poor’s et Moody’s ont donc rendu des avis sur le secteur. Pour tous, le secteur et les entreprises qui le compose ne devrait pas être dégradé. Les perspectives sur les notes sont stables dans la très grande majorité des cas.
    Inversement, le secteur ne devrait pas non plus voir ses notes augmenter. La faute à plusieurs facteurs déterminants pour les agences.

    Surcapacité mais solidité financière

    S&P annonçait ainsi que la totalité des sinistres sur les 6 premiers mois de l’année 2010 avait été comparable à la totalité de l’année 2009. Les catastrophes géologiques et climatiques que sont le séisme au Chili, les tempêtes en Europe et aux États-Unis ainsi que les inondations en Australie ont logiquement impacté fortement les sociétés.

    Parallèlement, la réassurances souffre d’une surcapacité qui pourrait ne pas trouver preneur facilement. Les effets combinés de la bonne santé des réassureurs et du nombre toujours important des acteurs entraîne un surplus d’offre par rapport à la demande expliquent les principales agences, qui font toute la même conclusion : les tarifs pourraient baisser affectant les marges techniques des réassureurs.

    Pour les agences, Fitch en tête, la réassurance « a montré sa capacité à traverser la crise » sans y laisser des plumes. La solidité financière des entreprises est revenue aux niveaux antérieurs. Les réassureurs bénéficient d’une bonne image en matière de gestion de risques et de sélection. Fitch, encore elle, note toutefois qu’il faudra pour certains « être capables de manager les expositions en sortant des lignes de business moins rentables à long terme ».