Dossier : Une année 2013 bien partie pour les sociétés d’assurance

    Si le contexte reste incertain, le premier semestre 2013 a permis aux sociétés d’assurance de consolider les acquis de la fin d’année 2012 : retour de la collecte en assurance-vie, rentabilité en dommages, amélioration des marchés financiers.

    C’est l’un des points les plus positifs pour les assureurs français en ce début d’année 2013 : la collecte nette en assurance-vie retrouve la couleur verte du positif. Avec 200M d’euros engrangés à fin mai 2013, les sociétés et mutuelles d’assurances ont réussi à obtenir une collecte nette de 8,1Md d’euros en ce début d’année. C’est encore loin des scores des livrets A et LDD (21Mds d’euros à eux deux sur la période), mais c’est beaucoup mieux que l’année 2012, soldée par une collecte négative de plus de 6Mds d’euros.

    Dans les autres branches, les assureurs s’en sortent également bien. Selon les chiffres de la FFSA, les assurances de biens et responsabilités, sont en progression de 2,5% en termes de chiffre d’affaires par rapport à la même période en 2012. En assurance de personne, l’effet vie ajouté à de bonnes performances en santé et en prévoyance apportent un gain de 8,8% en cotisations.

    Parallèlement, et comme ce qui avait été observé en fin d’année 2012, les rendements financiers retrouvent également des couleurs. Si les taux de certaines obligations souveraines “très sûres” sont encore très bas, les assureurs ont su investir dans des diversifications d’allocations sur des pays moins sûrs mais avec de forts rendements. Les marchés actions se sont également bien relevés, même si le mois de juin a montré un certain essoufflement. D’autres part, de nouvelles possibilités d’investissements se sont fait jour, et les infrastructures ainsi que l’investissement dans les entreprises de taille intermédiaires (ETI) a donné quelques motifs de satisfactions aux assureurs.

    Surtout que ces pas fait dans le sens du gouvernement et de l’économie française sont de nature à décrisper certaines négociations ou prises de décisions devenues symboliques. La loi consommation portée par Benoît Hamon en fait partie et principalement la faculté de résiliation infrannuelle. Difficile pour un assureur de dire à quoi s’attendre, mais il semble déjà trop tard pour influer sur ette loi.

    Enfin, le second semestre réserve son lot d’incertitudes. Que va devenir le rapport Berger-Lefebvre sur l’épargne financière ? Si, là encore, les assureurs se sont montrés particulièrement coopératifs à propos des contrats euro-croissance, les seuils annoncés ne conviennent pas. Idem sur un possible fichier centralisé des contrats d’assurance-vie, ou sur un retour de fiscalité sur certains “gros” contrats d’assurance-vie, qui représentent le cœur de la clientèle des assureurs.

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