Dossier : Quand la fraude aux présidents sévit en France

    Parmi les scénarios de fraude les plus utilisés ces derniers temps dans l’Hexagone, figure la fraude aux Présidents. Selon le cabinet Bessé, elle y touche une entreprise sur dix.

    Le modus operandi de la fraude dite “aux présidents” est assez simple mais très efficace. Le fraudeur se fait passer pour un faux manager de l’entreprise. Et contacte soit le directeur financier ou le responsable comptable. L’objectif est de lui demander de procéder à un virement. Bien entendu, il prend le soin auparavant de collecter les données inhérentes au dirigeant dont il usurpe l’identité ainsi que celles sur son entourage professionnel voire personnel. Le malfaiteur va prétexter une opération confidentielle urgente à effectuer. Il peut s’agir d’une acquisition à l’étranger, d’une opportunité de rachats, voire d’un engagement fiscal à respecter. L’ordre de virement est, par la suite, confirmé par courrier électronique, ou télécopie, assorti des signatures des personnes autorisées.

    Malakoff Médéric vicitme d’une tentative de fraude aux présidents

    Cette manoeuvre touche toutes les entreprises, des TPE à celles du CAC 40, en passant par les PME. Et les périodes estivales semblent être bien indiquées, le personnel étant limité en entreprise. En France, Guillaume Sarkozy en aurait été victime l’été dernier. Un cadre de la société aurait reçu, le 11 aout, un mail provenant du délégué général de Malakoff Médéric, lui demandant de contacter discrètement un avocat, en vue d’un important transfert de fonds dans le cadre d’une OPA confidentielle. Le cadre a eu le réflexe de vérifier la provenance exacte du mail, ce qui a révélé que Guillaume Sarkozy n’en était point l’auteur. Le groupe de protection sociale aurait porté plainte.
    Si cette pratiaque a le vent en poupe, elle a pour concurrentes d’autres initiatives parmi lesquelles celle du faux banquier.