Dossier : Le marché de la réassurance à l’approche des Rendez-vous de Septembre

    Alors que se profilent dans quelques jours les Rendez-vous de Septembre, les secteurs de l’assurance et de la réassurance se préparent aux négociations qui vont conditionner les programmes de l’année 2011.
    Si le marché international de la réassurance a eu à subir quelques difficultés liés aux évènements climatiques et géophysiques, il peut compter sur une solidité de ces leaders.

    L’année 2009 aura été bonne pour la réassurance. Avec des gains de primes (+5,5% sur l’année) et une capacité à retrouver des fonds propres comparables à l’avant crise, la réassurance a montré ce côté « contracyclique » qui la caractérise et que vantait François Vilnet, le président de l’Apref lors de la présentation des résultats de la réassurance en France en juillet dernier.

    Toutefois, quelques grandes catastrophes ont terni le tableau des résultats 2009. Plus que les autres, le séisme au Chili représente le point noir, dont les estimations des spécialistes placent le niveau des pertes assurées aux environs de 8Mds de dollars. Les évènements climatiques en France, aux États-Unis et en Australie complètent le tableau, mais laissent tout de même le Chili représenter plus de la moitié des pertes.

    Des tarifs stables

    Même si les acteurs refusent pour le moment de parler des tarifs, une étude d’Aon Benfiled du mois de juillet montrait qu’un effet de vase communicant régulait le marché des programmes catastrophes. Lorsqu’une zone géographique enregistre une forte hausse – comme par exemple le Chili qui verra la prix augmenter de 45 à 65% selon Aon Benfiled – des zones moins exposées voient les tarifs baisser de 5 à 20%.

    Surtout, le marché est actuellement surcapacitaire. Si les leaders ont réussi, jusqu’à présent, à tenir les prix et ainsi éviter une agressivité tarifaire trop défavorable, la présence de nombreuses entités et l’intérêt de nouveaux venus sur le marché européen pourrait quelque peu changer la donne. Il apparaît toutefois que les opportunités à plus long terme qui guident cette démarche ne soit pas de nature à effrayer les leaders du secteur.

    Restent que pour de nombreux acteurs de la réassurance, les rétentions effectuées par les cédantes depuis quelques années, pour contrecarrer de possibles hausses tarifaires, ont eu des effets lourds sur les bilans. La tendance devrait s’inverser dès cette année, les réassureurs permettant d’améliorer les bilans et les résultats des assureurs.