Aon dévoile sa carte 2009 des risques terroristes

    L’activité des mouvements intégristes islamiques se déplace actuellement du Moyen Orient vers les pays d’Asie méridionale (Afghanistan, Pakistan et Inde) et d’Afrique (Sud-Sahara et corne d’Afrique). Tel est le premier constat illustré par la carte des risques terroristes lancée aujourd’hui par le groupe Aon, N°1 mondial du courtage d’assurances et de réassurances et leader dans le conseil en gestion des risques.

    Les raisons de ce déplacement sont de deux ordres : depuis quelques années, nous assistons à une intensification des mesures anti-terroristes menées par les pays occidentaux accompagnées d’un effort d’harmonisation de leurs politiques de lutte contre ce fléau. Ces dispositifs ont conduit à la diminution du nombre d’attentats dans ces régions.

    Néanmoins, l’occident n’en demeure pas moins une cible majeure pour ces mouvements dont l’objectif final est de porter atteinte à l’image de l’Occident et aux valeurs qu’il représente. En ciblant les symboles de cette partie du monde, leur but ultime est d’accroître leur notoriété et par conséquent la menace.

    Par ailleurs, dans un climat de récession économique mondiale et de crise sociale, il n’est pas improbable d’assister à la résurgence de mouvements terroristes plus traditionnels et moins organisés. Tel est déjà le cas, au Pérou avec la réapparition du mouvement communiste Shining Path et en Grèce avec l’émergence de groupuscules révolutionnaires anarchistes.

    « Dans ce contexte, il existe pour les entreprises des solutions de transfert du risque de terrorisme par le biais de polices d’assurance couvrant à la fois les biens et les individus. En y souscrivant elles remplissent leur obligation de protéger à la fois leurs actifs et leurs employés » déclare Robert Seror, Directeur du département Risques Politiques et Spéciaux d’Aon.

    La Carte des Risques de Terrorisme 2009

    Cette carte a été réalisée en partenariat avec la société de conseil en sécurité Janusian. Elle se base sur des données provenant d’une étude mesurant les différents niveaux d’activité terroriste à travers le monde. En outre, elle répertorie toutes les attaques, les tentatives avortées et autres communiqués des groupes terroristes ainsi que les mesures de lutte anti-terroristes.

    Enfin, elle présente une photographie à un instant donné des cibles et des ressources de l’ensemble des groupes terroristes répertoriés à ce jour, critères ayant permis de réaliser une échelle de risque allant du niveau « faible » à celui de « très élevé ».

    Les critères utilisés pour établir l’échelle de risques sont les suivants:
    • Les preuves de l’existence d’un groupe et/ou d’un réseau opérationnel(s) dans un pays donné,
    • Le niveau de connaissance de leurs buts et objectifs,
    • L’historique de leur activité terroriste,
    • Leur capacité à perpétrer une attaque,
    • Le niveau de lutte anti-terroriste dans un pays donné.

    En résumé :
    • 118 pays sont situés dans la catégorie de risque « faible »
    • 31 pays sont situés dans la catégorie de risque « modéré », dont : l’Equateur, l’Angola et le Venezuela
    • 28 pays sont situés dans la catégorie de risque « moyen », dont : la Belgique, le Canada, le Danemark, la France, l’Allemagne, la Hollande, les Emirats Arabes Unis et les Etats-Unis
    • 19 pays sont situés dans la catégorie de risque « élevé », dont : la Colombie, la Grèce, Israël, l’Egypte, le Népal, l’Arabie Saoudite, l’Espagne, la Turquie et le Royaume Uni.
    • 8 pays sont situés dans la catégorie de risque « très élevé », dont : l’Afghanistan, l’Inde, l’Irak, le Pakistan, la Somalie, le Sri Lanka et le Yemen.

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