ANI : 28% des entreprises non équipées selon le baromètre CTIP

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La 11e édition du baromètre CTIP/Credoc* met en lumière l’avancée sur la question de l’ANI. Plus d’un quart des entreprises ne son pas encore équipées. En outre, si le dispositif est connu, sa mise en œuvre reste plus floue pour entreprises et salariés.

En moyenne, 28% des entreprises ne sont pas équipées dans le cadre de la généralisation de la complémentaire santé selon le 11e baromètre du Ctip/Credoc. Un chiffre en faible recul par rapport à 2013 (32%), preuve que la mise en place de l’ANI se diffuse lentement. Sans surprise, le taux d’équipement varie fortement selon la taille de l’entreprise.

Des entreprises fidèles

Point positif sur la mise en place de cette généralisation, 71% des salariés couverts estiment que le contrat est au juste prix ou pas cher, contre 8% pour les personnes couvertes par un contrat individuel.

Plus étonnant, parmi les entreprises proposant une complémentaire, près d’un tiers ignore les conditions de mise en place de la généralisation (part employeur, socle de garanties…). Mais bonne nouvelle pour les assureurs, les chefs d’entreprises sont fidèles, puisque parmi les entreprises déjà équipées, 91% n’envisagent pas de changer d’assureur.

Les entreprises qui n’ont pas encore souscrit de contrat s’orientent à 58% vers le socle minimum de garanties, ouvrant ainsi le tant convoité marché de la surcomplémentaire. Du moins en théorie, car seuls 9% des salariés interrogés pensent souscrire individuellement des renforts. 53% ne montrent pas d’intérêt sur des garanties complémentaires.

Méconnaissance des contrats responsables

La réforme des contrats responsables reste très floue aussi bien du côté des salariés que des entreprises. Plus de 8 salariés sur 10 n’en ont pas entendu parler. Et 68% des entreprises ayant déjà mis en place une complémentaire. Ce taux monte à 77% chez les non-équipées. Pour autant, une fois le principe expliqué, 6 entreprises sur 10 proposant des garanties supérieures au cadre du contrat responsable n’envisagent pas de modifier leur contrat pour le rendre conforme.

Enfin, alors que le rapport Libault prône un retour des désignations dans certains cas précis, les entreprises, à 41%, préfèrent directement traiter avec un porteur de risques (IP, mutuelle, assureur) pour la souscription d’une complémentaire, plutôt que par leur branche professionnelle (18%).

Etude réalisée au mois de juillet auprès de 1.003 salariés et 1.004 responsables d’entreprises.