Ambac chute de 11 crans dans l’échelle de Standard and Poor’s

    Le rehausseur de crédit américain Ambac, confronté à une nouvelle envolée de ses pertes, a dégringolé de onze crans dans l’échelle de valeur de l’agence d’évaluation financière Standard and Poor’s, qui l’a rétrogradé de “BBB”, une note de valeur d’investissement, à “CC”.

    “Nous pensons désormais qu’il est probable que les pertes, les provisions supplémentaires et les dépréciations vont dégarnir les réserves pour les ramener au dessous des niveaux minimums requis par le régulateur”, a expliqué Standard and Poor’s dans un communiqué.

    Il a précisé que la note “CC”, réservée à des émetteurs de dette dont il semble probable qu’ils ne seront pas en mesure d’honorer leurs engagements, pourrait encore évoluer, à la hausse ou à la baisse. Une telle décision dépendra de la réponse du régulateur d’Ambac, le bureau des assurances de l’Etat du Wisconsin, à sa demande de pouvoir puiser dans les 1,9 milliard mis de côté pour faire face à des situations d’urgence.

    Ambac est l’un des plus grands rehausseur de crédit américains, avec son concurrent MBIA. Ces sociétés permettent à des émetteurs obligataires de bénéficier de conditions de financement plus favorables en se portant garants du remboursement de l’émission. Elles avaient été l’un des premiers maillons de chaîne de la titrisation à craquer lors de la crise actuelle.

    Ambac, qui doit publier ses résultats trimestriels le 5 août, a indiqué lundi s’attendre à une perte nette de 1,3 milliard de dollars au titre de ces trois mois. Ses provisions pour pertes de crédit devraient atteindre 800 millions de dollars et le règlement de deux transactions destinées à réduire son portefeuille de produits dérivés va l’amener à payer 750 millions en cash.

    Pour économiser ses liquidités, le groupe a annoncé qu’il cesserait de rémunérer les actions préférentielles et les titres subordonnés qu’il a émis, ce qui pourrait s’apparenter à un défaut partiel.

    L’action Ambac a perdu 12,63% à la Bourse mardi, et perdait encore 3,61% à 80 cents dans les échanges électroniques après la clôture du marché.

    AFP