Allianz ne veut plus être coté qu’à la bourse de Francfort

    L’assureur allemand Allianz a annoncé mardi vouloir abandonner sa cotation à la Bourse de New York, imitant d’autres poids lourds allemands en quête de simplification et d’économies dans leur stratégie boursière.

    Allianz veut aussi quitter les Bourses de Londres, Paris, Milan ainsi que le marché suisse, a-t-il précisé dans un communiqué.

    L’assureur “a informé le New York Stock Exchange, l’opérateur de la Bourse de New York, de son intention de mettre fin volontairement à la cotation de ses American Depositary Shares (ADS) et de ses obligations”, selon le communiqué. Les ADS sont les titres attribués aux entreprises étrangères désireuses d’être cotées à Wall Street.

    Allianz a indiqué vouloir se concentrer “sur la plate-forme francfortoise qui a la plus forte liquidité”, faisant valoir que ces dernières années, “nettement moins de 5% des transactions sur des actions Allianz ont été effectuées sur des places étrangères, bien que 70% environ des actions soient détenues par des investisseurs étrangers.”

    La cotation à Wall Street en particulier est coûteuse et exigeante, car les entreprises doivent se plier aux règles sévères du gendarme boursier américain, la Securities and Exchange Commission (SEC).

    Le groupe allemand Siemens en a ainsi récemment fait les frais: coté à New York, il s’est vu imposer une amende de 620 millions d’euros par les autorités américaines suite à un scandale de corruption.

    Avant Allianz, d’autres poids lourds de l’économie allemande ont décidé ces dernières années et ces derniers mois de tourner le dos à Wall Street, en particulier BASF (chimie), EON (énergie), Bayer (pharmacie) ou Infineon (semi-conducteurs).

    Les entreprises allemandes s’étaient enthousiasmées pour le marché américain à la fin des années 1990.

    Avec AFP