Agriculture : Groupama favorable à une amélioration de la couverture climatique

Le dispositif de subvention à l’assurance multirisques climatique dans l’agriculture peut être amélioré, a estimé mercredi le directeur général de l’assureur mutualiste Groupama, qui a souligné les faiblesses de ce mécanisme.

“Il y a à peu près un tiers de la surface cultivable qui est assurée aujourd’hui contre les aléas climatiques ce qui renvoie forcément à une question sur la manière d’améliorer le dispositif”, a déclaré Thierry Martel, interrogé sur Radio Classique. Face aux aléas climatiques, les agriculteurs peuvent souscrire diverses garanties, dont le premier niveau est un “contrat socle”, commun à tous les assureurs, qui bénéficie d’une subvention publique pouvant aller jusqu’à 65% du montant de la cotisation.

Selon M. Martel, les agriculteurs considèrent “trop élevée” la part de risque qui leur reste, jugent “le produit d’assurance insuffisamment couvrant” et n’obtiennent pas la part de subvention annoncée. “Quand on vous annonce 65% de subvention et qu’à la fin on ne vous en verse que 50, évidemment il y a un gros effet de déception. Les gens se ‘désassurent'”, a-t-il fait valoir.

Pour remédier à cette situation, le directeur général de Groupama assure travailler “de manière étroite avec la profession” et dit avoir formulé des propositions aux pouvoirs publics, sans les détailler. Le patron de Groupama, dont le groupe est le principal assureur du secteur agricole, a également souligné le caractère “exceptionnel” de l’année 2016 qui a connu “une conjonction de facteurs climatiques particulièrement défavorables” conduisant à un sinistre qui devrait “représenter cette année presque deux fois le montant des cotisations payées par les agriculteurs”.