Agrica : Le partenariat avec Groupama et Crédit Agricole porte ses fruits

INFOGRAPHIES – Agrica a présenté ses résultats pour l’exercice 2015. Ils sont satisfaisants selon François Gin, son directeur général. En assurances de personnes, le partenariat avec le Crédit Agricole, Groupama et la MSA porte ses fruits.

L’année dernière, François Gin évoquait un partenariat entre Agrica, comme assureur, Groupama et le Crédit Agricole, en tant que distributeurs, et la MSA pour la gestion. Un an plus tard, cette offre agricole a permis de décrocher le référencement exclusif sur l’accord national de la production agricole regroupant quelque 15.000 entreprises. « Sur ces 15.000 entreprises nous avons presque fait le carton plein », se félicite François Gin. Pour 2016, le groupe de protection sociale compte s’attaquer aux accords locaux qui pourraient lui permettre de faire entrer « cinq à six fois plus d’entreprises » dans son giron, précise Frédéric Hérault, directeur général délégué du groupe.

Côté résultats financiers, le groupe voit son chiffre d’affaires en retraite complémentaire se stabiliser par rapport à 2014, malgré une hausse du nombre d’entreprises adhérentes qui s’établit à 173.000 (+1,6%) et du nombre de salariés agricoles cotisants (+1,5% à 1,56 million). Le groupe annonce par ailleurs une croissance modérée des liquidations de retraite après un exercice 2014 marqué par le mise en place du décret sur les carrières longues.

Un nouveau contrat d’objectifs… et de moyens

Toujours sur l’Agirc et l’Arrco, 2015 lance un nouveau contrat d’objectifs « plus contraint », selon François Gin, car assorti cette fois d’un contrat de moyens. « Nous devons nous inscrire dans une trajectoire budgétaire prédéfinie », détaille ce dernier. Ce contrat s’étale jusqu’en 2018, date à laquelle 5,5M d’euros d’économie de gestion devront être réalisées. Reste que ses bonnes performances sur le premier contrat lui permettent d’éviter le regroupement avec un autre acteur de la retraite complémentaire bien que le groupe ne dépasse pas les 10% de l’activité Agirc-Arrco.

Sur le volet assurantiel, les indicateurs sont également positifs avec un chiffre d’affaires de 572,7M d’euros, en hausse de 8,8%. Le groupe réalise même 15,5% de croissance en prévoyance à 244,8M d’euros à la faveur d’un transfert de provisions consécutifs à la résiliation d’un gros contrat en Gironde. Sans cet effet, l’augmentation de l’activité atteindrait +7,5%.

En santé, le chiffre d’affaires atteint 169,1M d’euros en hausse de 3,6%. Celui de la retraite supplémentaire grimpe de 5,2% à 158,8M d’euros, avec une progression de 40% des versements individuels sur les articles 83, « dynamisés du fait que ce sont des outils de défiscalisation », indique François Gin.

Le résultat financier ressort à 220M d’euros en progression de 7,4% par rapport à 2014. En revanche, le résultat net combiné des institutions de prévoyance recule à 46,4M d’euros contre 61,6M d’euros lors de l’exercice précédent. Dans le détail, les résultats de CCPMA (IP des salariés non-cadres) et de CPCEA (IP des cadres agricoles) sont en baisse. En revanche, Agri, continue son redressement. Historiquement déficitaire, elle dégage un résultat positif pour le seconde année consécutive. Le groupe de protection sociale renforce donc ses fonds propres à 857M d’euros pour une marge de solvabilité de 270% sous Solvabilité 2.

Constitution d’un groupe prudentiel

Pour 2016, le groupe Agrica va devoir s’atteler à la création d’un groupe prudentiel autour de ses trois institutions de prévoyance qui n’ont pour l’heure aucune solidarité financière. Deux solutions sont sur la table. Une fusion des trois entités ou la création d’une Société de groupe assurantiel de protection sociale (Sgaps).

Le groupe confirme par ailleurs ne plus faire partie des réflexions sur l’Alliance professionnelle « qui prenait un tournant trop intégrateur », explique François Gin. En revanche, il poursuit l’aventure Amicap, association qui mutualise les systèmes d’information des six groupes de protections sociale.