Affaire Bettencourt : 75M d’euros d’assurance-vie confisqués à François-Marie Banier

    Alors que François-Marie Banier peine à se délester des « cadeaux » faits par Mme Bettencourt, des fonds en assurance-vie ont été saisis par la justice.

    Alors que le feuilleton Bettencourt / Banier commence à prendre les allures d’Un jour sans fin, une assurance-vie de 75M d’euros à faire pâlir de jalousie plus d’un assureur vient d’être confisquée, a-t-on appris mercredi d’une source proche du dossier, venant confirmer une information du Point.

    Souscrite par Liliane Bettencourt au profit de François-Marie Banier, ce lègue a en effet été saisi par le juge de Bordeaux Jean-Michel Gentil, la défense du photographe faisant appel de cette saisie. La fille de Mme Bettencourt et héritière de l’Oréal avait renoncé à poursuivre le photographe et ami de sa mère pour abus de faiblesse à condition que celui-ci rende l’argent qu’il avait perçu au fil du temps.

    300M répartis sur trois comptes

    Mais M. Banier avait gardé quelques-uns de ces « cadeaux ». Et le photographe avait été gâté par la fille et unique héritière du fondateur de la société de teinture pour les cheveux, qui est aussi la veuve de l’ancien ministre André Bettencourt. Il avait ainsi perçu pour 600M d’euros en assurance-vie, sur lesquels il avait conservé, malgré le protocole d’accord avec Françoise, 300M répartis sur trois comptes souscrits en 2007.

    L’argent confisqué et placé à la CDC

    M. Banier, son compagnon Martin d’Orgeval et l’ancien gestionnaire de fortune Patrice de Maistre ont été mis en examen pour abus de faiblesse en décembre 2011. L’expertise réalisée six mois auparavant a bien fait apparaître que celle-ci était affaiblie psychiquement depuis septembre 2006, une information judiciaire ayant été ouvert à Bordeaux en septembre 2011 concernant l’ensemble des dons qu’elle a pu faire depuis.

    Le Point rappelle que le fonds saisi par la justice, aux termes de la loi du 9 juillet 2010 qui vise à faciliter la confiscation en matière pénale, a été placé à la Caisse des dépôts et consignations en attendant la fin de l’enquête.