AFER : Les dirigeants attaqués sur leur gouvernance

Le G76, syndicat d’apporteurs indépendants de l’AFER, a publié mardi un communiqué qui dénonce les « augmentations incessantes des rémunérations du président et du conseil d’administration ».

Selon le syndicat, Gérard Bekerman, président de l’Afer, décide « seul des orientations de l’association, mais aussi de sa propre rémunération et des augmentations des membres du CA, plus de 60% sur 4 ans ». Le G76 souhaite donc remettre en cause cette « utilisation abusive des pouvoirs en blanc » donnés au président, alors que l’assemblée générale de l’AFER aura lieu le 26 juin à Biarritz.

« Gerard Bekerman ne communique jamais sur le nombre de pouvoirs reçus car il n’est pas en conformité avec la réglementation. Ces pouvoirs en blanc vont permettre cette année encore d’approuver des dispositions contraires aux intérêts des adhérents », dénonce le syndicat.

Parmi les mesures dénoncées de l’année 2012, une augmentation prévue de 26% pour les membres du CA. Or le syndicat revendique l’article R141-9 du code des assurances « qui prévoit que l’AG doit fixer les limites des rémunérations aux administrateurs ».

Autre mesure contestée, deux modifications « substantielles » des statuts de l’association qui « réduisent son indépendance et la qualité de sa gouvernance » : « En prétextant « un renforcement de l’indépendance », de nouveaux critères d’éligibilité au CA permettent dorénavant à l’assureur de devenir administrateur. C’était une des mesures phares de l’ancienne présidente, Bénédicte Coste, qui en 2007 avait fait voter une clause interdisant le CA à toute personne en lien direct ou indirect avec AVIVA. Ce changement substantiel n’est pas commenté, ni même évoqué et démontre la perte d’indépendance de l’association. Le courrier de soutien au CA envoyé par Aviva aux adhérents la semaine dernière a-t-il fait l’objet d’une contrepartie? », dénonce le communiqué, avec le fait que le nombre d’administrateurs passe de 12 à 11 et qu’il n’y ait plus de limite d’âge pour 1/3 des administrateurs.

Enfin, le syndicat s’interroge sur « la diversité et la représentativité » des membres du CA, avec l’arrivée récente de banquiers et de traders, et le fait qu’il n’y ait que des Parisiens qui siègent.