« It ‘s a Perfect Storm »

« Google rachètera le 15 Mars 2013 le News York Times pour 1 euro », telle est la vision prophétique d’Alain Minc sur l’avenir des médias papiers.
En 1990, Internet était une technologie, en 1995 un eldorado et en 2001 une gigantesque bulle spéculative… Aujourd’hui c’est le sixième sens de 32 millions de Français.

Ce phénomène, qui n’a jamais été anticipé dans les ouvrages de science-fiction a fini par aller jusqu’au bout de sa courbe de croissance pour s’installer durablement dans notre quotidien.
Être coupé d’internet c’est perdre un membre, un droit, ça devient une frustration insurmontable. Comment vivre “normalement” sans contact avec sa communauté Facebook, avec ses flux de news économiques, politiques, sportives et people accessibles à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit ? Comment acheter sans chiner les bonnes affaires ebay et autres ventes-privées ?
News-assurances est un enfant de cette « Perfect Storm » redoutée par nos confrères qui éditent des forêts de papiers. D’abord un blog, puis un site web d’information et aujourd’hui un média indépendant sur le monde de l’assurance… News-assurances vit à l’heure du web, au rythme du web pour nourrir l’internaute dans sa course presque boulimique aux informations précises et ciblées.
Car, en parallèle, l’assurance connaît aussi une révolution. Les clients des assureurs et mutuelles sont des internautes. Internet donne des tarifs et des réponses à leurs questions. La poussiéreuse plaquette commerciale a été remisée au placard et les coups de téléphone ne font plus recette qu’après un premier contact en ligne.

Chaque mois, 8 millions d’internautes recherchent de l’information spécifique sur l’assurance selon Médiamétrie, qui, lui aussi, s’y est mis.
Certains l’on bien compris. En 2008, l’assurance française s’est (r)éveillée et a massivement investi le net : amaguiz.com, idmacif.fr, swisslife-direct.fr …
Pour ne pas devenir un Kodak à l’ère du numérique, une poignée d’assureurs a déployé des moyens considérables et a surtout fait preuve d’une remise en question salutaire.

Dans tous les chantiers qui attendent l’assurance, il va falloir oublier le plan média radio/TV et recomposer la relation avec ses réseaux de distribution (Agents Généraux et courtiers). La course à la notoriété et aux gains de parts de marché ne se joue plus à coup de millions d’euros dans des plans médias digne, mais bien sur les réseaux sociaux en ligne, la maîtrise du trafic management et l’inventivité virale.

Nos chemins se croiseront forcément. Assurés, assureurs, lecteurs et médias se concentrent maintenant aux mêmes endroits, sur des places publiques virtuelles où chacun essaient de faire entendre sa voix. La notre, ce sera l’information.

Nicolas Mortel