Dossier : Seuls 21 % des assureurs surveillent la fraude en temps réel

    Si la fraude est une donnée essentielle pour les assureurs, elle n’a parfois pas les moyens de lutte qu’elle mériterait, selon une étude.

    Selon une enquête de l’éditeur SAS conduite l’été 2014 auprès de 72 compagnies couvrant l’automobile, la santé, la vie, la MRH et les accidents du travail, parmi les sociétés utilisatrices de technologies analytiques, 57 % ont constaté une augmentation de plus de 4 % du taux de fraudes détectées d’une année sur l’autre.
    Parallèlement, les assureurs faisant l’économie de ces technologies ou s’appuyant sur une démarche adossée à des règles métiers ne sont que 16 % à bénéficier d’une amélioration identique.

    Autre enseignement, si les porteurs de risques ont constaté une montée en puissance rapide de la fraude, ils investissent dans du personnel et des technologies appropriées pour y remédier. 81 % des assureurs interrogés déclarent utiliser des technologies de détection automatique, et 49 % des solutions de business analytics.

    Des surprises apparaissent, toutefois. Ainsi, près de 3 assureurs sur 10 (29 %) affirment ne disposer d’aucun salarié en équivalent temps plein (ETP) uniquement chargé de la détection des fraudes ; 18 % reconnaissent n’en avoir qu’un ou deux ; et seuls 11 % en auraient plus de dix. Selon SAS, « cela pose question sur l’étendue des ressources disponibles, riches de l’expertise nécessaire à la prévention des fraudes, et sur la capacité de certains assureurs à définir des objectifs clairs en matière de gestion de ce phénomène. »

    Plus grave, seulement 21 % des assureurs superviseraient actuellement les niveaux de fraude en temps réel, alors que 64 % d’entre eux les mesureraient une fois par mois ou tous les trois mois. Ce qui peut laisser le temps aux fraudeurs d’agir en toute latitude.