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Dossier : La télémédecine, un futur proche pour les sociétés d’assistance

Thibaud Vadjoux

Le 15 Mai 2013.

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La télémédecine via Internet commence à être développée par les sociétés d’assistance qui y voient un nouveau marché et des économies pour l’assurance maladie.

Les sociétés d’assistance investissent un nouveau créneau, la télémédecine, pariant sur sa généralisation dans les prochaines années. Le changement de la pyramide des âges dans les pays européens et la hausse des coûts médicaux viennent soutenir l’idée d’une telle innovation selon les assisteurs.

La consultation sur Internet d’un médecin, partenaire de l’assisteur, doit permettre d’orienter le patient sur un diagnostic, lui fournir des informations et des recommandations… Bref, lui faire gagner du temps et de l’argent ainsi qu’à l’Assurance maladie.

Obtenir un avis médical sans se déplacer, semble une idée assez largement partagée. Car 28% des patients jugent les actes médicaux réalisés comme n’étant pas “pleinement justifiés”selon un sondage réalisé en juillet 2012 par la Fédération Hospitalière de France.

Accords en cours

Les professionnels de l’assistance amorcent donc ces nouveaux services. “Nous allons prochainement développer à grande échelle le télé-conseil, des accords sont en cours avec les acteurs de la santé”, affirme d’emblée Rémi Grenier, PDG d’Allianz Global Assistance (AGA). Mais un tel service va également dans le sens d’un désengagement de l’Etat sur les frais de soins. Reste donc à convaincre les médecins et les patients d’accepter ce nouveau parcours de soin.

“C’est une évolution sociétale à laquelle les médecins devraient progressivement adhérer. Elle va dans le bon sens. Les patients sont devenus aussi plus exigeants, ils contrôlent et s’informent déjà sur Internet avant une consultation. Ils connaissent presque leur diagnostic avant de voir le médecin”, justifie Nicolas Gusdorf, président du syndicat national des sociétés d’assistance (SNSA).

Pour Serge Morelli, président d’Axa Assistance qui travaille aussi à la mise en place de tels services, “il sera important de trouver un code nomenclature de l’assurance maladie pour ce type de téléconsultations”, afin d’assurer une base de remboursement sécurité sociale au malade. “Le corps médical peut le voir d’un bon œil, face à l’encombrement des urgences ou la désertification médicale”, ajoute-t-il.

Axa entrevoit déjà, dans cette nouvelle relation digitale avec le médecin, une utilisation accrue des smartphones dont les applications – approuvées par le corps médical – permettent de prendre sa tension ou connaître son taux de diabète.